Au cœur d'un échange récent sur TF1, le président du Sénat, Gérard Larcher, a suscité des interrogations sur la pause estivale des sénateurs. Si une date autour du 14 juillet a été évoquée, les discussions sur la durée des vacances ont rapidement engendré des confusions sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes se sont fait l'écho d'allégations selon lesquelles les sénateurs jouiraient de « trois mois de vacances l'été ». Une affirmation qui mérite d'être nuancée.
D'après un sénateur de la République, les vacances d'été ne sont pas synonymes de repos total. En effet, il précise que les parlementaires remplissent différentes missions même sans sessions. Corinne Bourcier, sénatrice du Maine-et-Loire (Groupe Les Indépendants), insiste sur le fait que les mois sans assemblée sont utilisés pour rencontrer les élus locaux, préparer des projets de loi et travailler sur le terrain.
« Les déclarations erronées concernant nos congés ne correspondent pas à la réalité de notre travail », souligne-t-elle. Une autre source au Sénat abonde dans ce sens, confirmant qu'il n'existe pas de congés payés pour les parlementaires. L'individu à l'origine de la controverse a utilisé un calendrier présentant les périodes de session ordinaires, sans tenir compte des sessions extraordinaires potentielles qui peuvent être convoquées par le Premier ministre, souvent à la demande d'une situation urgente.
« En juillet dernier, nous avons eu une session extraordinaire où plusieurs textes importants ont été examinés », rappelle Gérard Larcher. Ainsi, l'absence de sessions n'est pas synonyme d'inaction.
Un travail continu malgré l'absence de sessions
Les sénateurs continuent donc à s’investir sur le terrain, particulièrement en vue des élections sénatoriales qui se profilent en septembre. Pour beaucoup, le besoin de sillonner leur circonscription est impératif afin d'assurer une campagne efficace. « Une rencontre avec les élus est essentielle pour se faire connaître et préparer le terrain », indique Larcher.
En conclusion, l'idée que les sénateurs profitent de trois mois de congés d'été est une simplification voire une déformation de la réalité. Les vacances existent, mais elles s'accompagnent d'un travail assidu en dehors des murs parlementaires, lors de leur temps libre. Les sénateurs interrogés par la presse parlent d'un rythme de repos plus proche de trois semaines en août, tout en étant disponibles pour préparer la rentrée politique.







