Dans le cadre d'une enquête en cours, le palais de l'Élysée a été perquisitionné jeudi. Cette opération vise à examiner les modalités d'attribution des cérémonies d'entrée au Panthéon, notamment les liens avec l'entreprise Shortcut Events, comme confirmé par le parquet national financier (PNF) à l'AFP et rapporté par Le Monde.
Cette perquisition fait suite à des tentatives infructueuses d'accéder au palais présidentiel le mois dernier, lorsque les enquêteurs avaient été empêchés d'entrer. Actuellement, la brigade financière de la police judiciaire de Paris réalise des investigations sur les marchés publics, notamment ceux relatifs à l'organisation des cérémonies de panthéonisation.
Une déclaration du PNF a précisé que les perquisitions sont une partie intégrante d'une information judiciaire ouverte en octobre 2025, englobant des accusations de favoritisme, de corruption et de trafic d'influence. Selon des informations divulguées par Le Canard Enchaîné, les responsables se questionnent sur le choix de Shortcut Events pour organiser ces cérémonies pendant plus de deux décennies, chaque évènement représentant un coût d'environ 2 millions d'euros pour l’État.
Une tentative de perquisition en avril dernier
En avril, une autre équipe d'enquêteurs du Parquet national financier avait tenté d'accéder à l'Élysée, mais s'était vue opposer l'inviolabilité de la présidence, comme stipulé par l'article 67 de la Constitution. Ce dernier interdit toute poursuite judiciaire contre le président durant son mandat.
La dernière perquisition à l'Élysée remonte à 2018, lors de l'affaire Benalla, marquant un tournant dans la transparence et les pratiques au sein de l'institution présidentielle. Dans un contexte d'accroissement des tensions autour des marchés publics, cette affaire suscite des interrogations sur la gouvernance actuelle et les relations entre l'État et les entreprises privées.







