Ce vendredi 22 mai, la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen a affirmé que la France n'avait "pas à s'agenouiller devant l'Algérie." Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions renforcées entre les deux nations, avec des critiques virulentes à l'égard d'Alger pour son attitude diplomatique.
"Il faut dialoguer avec toutes les nations car cela permet de défendre les intérêts de la France, mais il ne faut pas s'agenouiller. C'est là que le gouvernement semble défaillant", a déclaré Marine Le Pen sur BFMTV-RMC.
Elle a ajouté : "L'Algérie est un pays indépendant depuis 1962. Elle doit agir en conséquence, et nous ne tolérerons plus que nos compatriotes soient traités de manière scandaleuse. Nous refusons les pressions indécentes qui nous sont imposées." Le député RN a mis en lumière les cas de l'écrivain Boualem Sansal et du journaliste Christophe Gleizes, qui illustrent les tensions entre les deux pays.
Réactions au tour de la visite du ministre de la Justice
À la suite de la visite du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, en Algérie, celui-ci a évoqué son souhait de voir un "traité d’amitié" se dessiner entre Paris et Alger, mais a reconnu que l'état actuel des relations ne favorisait pas ces ambitions.
Marine Le Pen a réagi, soulignant : "Tout cela reste des mots. L'Algérie doit d'abord assumer ses obligations internationales et éviter de rejeter la faute sur la France pour ses propres déboires. Nous sommes prêts à dialoguer, mais à condition que cela se fasse sur un pied d'égalité."
"Si elle se comporte en nation mature, en nation responsable, il y a des chances pour que la situation s'améliore, mais en l'état actuel des choses, c'est un non catégorique", a-t-elle affirmé.
Mardi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que les relations entre les deux pays s'amélioraient, plaidant pour une approche basée sur la sécurité et le dialogue.







