A quelques semaines du congrès du Parti communiste français (PCF), prévu début juillet à Lille, la lutte interne à gauche se renforce autour de l’élection présidentielle de 2027. Lors d'une récente déclaration, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a exprimé ses inquiétudes face à des tentatives qu’il accuse La France insoumise de mener pour diluer la force du PCF en faveur de Jean-Luc Mélenchon.
Dans un échange avec L’Humanité, Roussel a qualifié l’initiative de « forte offensive » de la part des dirigeants de LFI, affirmant qu’ils incitent les électeurs à voter « contre la direction du PCF » afin de semer la division au sein du parti. « Ne cédons pas aux tentatives de division », a-t-il mis en garde les militants communistes.
Une candidature indépendante pour le PCF
Le dirigeant communiste a réaffirmé son souhait de voir le PCF présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2027, en rejetant toute idée d’union de la gauche dès le premier tour. « L’effacement du PCF à la présidentielle ne garantirait pas une défaite de l’extrême droite, notre électorat se répartirait entre diverses candidatures », a-t-il précisé.
Le débat sur la stratégie du parti se tiendra lors du congrès de Lille, où Roussel pourrait faire face à une opposition significative, avec déjà trois textes alternatifs en circulation. De plus, il continue de refuser de participer à la primaire unitaire suggérée par certains acteurs de la gauche, ce qui alimente encore plus les tensions.
Lors de la présidentielle de 2022, Roussel avait récolté 2,3 % des voix, tandis que Mélenchon en avait attiré 22 %. Depuis, des membres de LFI insistent sur le fait que la candidature de Roussel aurait entravé l'accès de leur leader au second tour.







