Fabien Roussel, le dirigeant du Parti communiste français (PCF), a émis des accusations sérieuses à l'encontre de La France insoumise (LFI) jeudi, les accusant de tenter de déstabiliser son parti pour promouvoir la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2027.
Dans une interview accordée à L'Humanité, Roussel a déclaré : "J'appelle les communistes à la vigilance face à une offensive de LFI, dont certains dirigeants prônent un vote contre la direction du PCF, visant à faire éclater notre parti pour soutenir Mélenchon."
Roussel a ensuite exhorté ses pairs, affirmant : "Ne cédons pas aux manœuvres visant à diviser notre mouvement. Nous devons rester unis." Il a également mis en avant l'importance d'une candidature communiste distincte, plutôt que d'une union dès le premier tour des élections.
"Si disparaître du paysage électoral pouvait garantir un recul de l'extrême droite, je n'hésiterais pas une seconde. Mais cela ne fonctionnera pas : notre base électorale se disperserait entre des candidatures multiples," a-t-il précisé.
Cette question cruciale serra discutée par les militants lors du congrès du PCF à Lille, prévu pour début juillet. Roussel pourrait y faire face à des adversaires pour diriger le parti, étant donné que trois textes alternatifs à sa vision ont été soumis.
Le dirigeant communiste a aussi déclaré son refus de participer à la primaire unitaire qui divise actuellement une partie de la gauche française.
Lors de la dernière présidentielle, Roussel s'était vu confier l'ardente défense de l'identité communiste, récoltant 2,3% des voix. Les partisans de Mélenchon lui reprochent d'avoir, par sa candidature, siphonné des voix qui auraient pu permettre à ce dernier d'accéder au second tour, où il a rassemblé 22% des suffrages.







