Un animateur périscolaire parisien, Amadou C., a été réembauché malgré des accusations de violences sexuelles signalées antérieurement. En effet, la mairie était informée de son passé déjà chargé en mars 2024, lorsqu'il avait été accusé de violences à l'école Bullourde, située dans le 10e arrondissement.
La Mairie de Paris s'est justifiée en affirmant qu'à cette époque, il n'existait pas de système centralisé pour suivre efficacement les signalements. Pourtant, une enquête administrative a révélé que les ressources humaines étaient pleinement conscientes des plaintes antérieures bien avant que de nouvelles accusations ne soient déposées en septembre 2025.
Une négligence inacceptable
« Ils laissent l'enclos ouvert pour protéger des moutons. C'est scandaleux », s'indigne Pierre, un père d'élève à l'école Bullourde. En septembre 2025, il a découvert avec horreur que l'animateur accusé avait déjà des antécédents de plaintes non suivies par l'administration. Bien que le service des ressources humaines ait été informé de la situation de l'agent, aucune mesure de suspension ou de surveillance n'a été mise en place.
Cette affaire a suscité l'indignation de nombreux parents qui se sentent trahis par le manque de vigilance des autorités. Le porte-parole de la mairie, Emmanuel Grégoire, a exprimé ses excuses tout en promettant des sanctions pour ceux qui ont failli à leur devoir de protection.
Des responsabilités à clarifier
Amadou C., qui a été mis en examen en février 2026, avait précédemment travaillé à l'école Belzunce. Il avait déjà été signalé pour maltraitance l’année précédente, mais les informations n’avaient pas été partagées entre les administrations scolaires, permettant ainsi son réembauche à Bullourde, malgré un climat de suspicion croissant. Les parents, comme Pierre, sont en colère en constatant que leur confiance a été trahie.
Une étude de la situation par l'inspection générale de la Ville a reconnu de graves lacunes dans le processus de recrutement et de suivi des animateurs accusés de violences. Des préconisations ont donc été mises en place afin d'améliorer la sécurité des enfants à l'avenir.
Un scandale qui soulève des questions profondes
Pierre et d'autres parents clament une faute lourde, rappelant que la responsabilité pesait sur les épaules des autorités. « On n’a pas protégé nos enfants ; on a protégé un pédocriminel », dit-il avec colère. Les conséquences de cette affaire se font déjà sentir, avec des appels à la démission des responsables concernés.
Dans les jours qui suivent, il sera impératif pour la Ville de Paris de réévaluer ses pratiques afin d'éviter que des incidents similaires se reproduisent et d'assurer la sécurité des enfants dans les établissements scolaires.







