À Metz, une vague de mécontentement secoue les guichetiers de la gare. Ce vendredi 22 mai, plusieurs syndicats tels que la CGT, la CFDT, SUD-Rail et Force ouvrière incitent les employés à faire grève. Cette mobilisation vise à condamner la réduction des effectifs, alors que plusieurs guichets devraient disparaître d'ici la fin de l'année 2026 au profit de bornes électroniques.
Cette évolution affecte particulièrement les petites gares du département, gérées par la région Grand Est. Les guichetiers de Metz, au cœur de cette réorganisation, redoutent que la disparition de leurs postes ne soit qu'un début. Selon un syndicaliste de la CGT, Nicolas Vuillaume, "sur les six postes, quatre seront supprimés". En parallèle, un poste de soutien aux utilisateurs des nouvelles technologies doit voir le jour, une mesure jugée insuffisante par les représentants syndicaux.
Une perte inquiétante de la qualité des services
Pour les syndicats, l'arrivée des bornes numériques ne doit pas être perçue comme une amélioration, mais comme un véritable déclin de la qualité du service rendu aux usagers. "Les clients ne bénéficieront pas des meilleures offres, car les tarifs applicables sur ces dispositifs ne seront pas les plus compétitifs", souligne Vuillaume.
Une réunion entre la direction de la SNCF et les syndicats s'est tenue le 20 mai dernier, mais aucune solution définitive n'a été proposée jusqu'à présent. Cette situation souligne les enjeux cruciaux liés à la gestion de la transition numérique dans les gares, une question abordée par de nombreux experts. Selon Antoine Grégoire, économiste spécialisé dans le transport, "la digitalisation peut améliorer l'efficacité des services, mais elle ne doit jamais se faire au détriment de l'accessibilité et de l'accompagnement des clients".
La mobilisation des guichetiers de Metz n’est pas isolée, plusieurs autres villes pourraient suivre ce mouvement dans les semaines à venir, alertant ainsi sur les conséquences de la transformation numérique dans le secteur public.







