Selon l'Office national des statistiques (ONS), l'écart entre les arrivées et les départs sur le territoire britannique a considérablement diminué, passant de 331 000 en 2024 à seulement 171 000 personnes en 2025. Ce chiffre représente le plus bas niveau d'immigration nette depuis 2021.
Cette chute est en grande partie attribuée à la diminution des visas de travail. Après un record de 860 000 immigrants en 2023, les chiffres ont donc drastiquement baissé, entraînant des discussions sur les politiques migratoires actuelles. Le Premier ministre travailliste, Keir Starmer, a promis une réduction de l'immigration légale et illégale lors de son entrée en fonction, suite aux résultats décevants de son parti lors des élections locales.
Lors d'une récente déclaration, il a affirmé : "Nous continuerons d'accueillir ceux qui souhaitent contribuer à la prospérité de notre nation, mais nous devons également restaurer la sécurité et le contrôle à nos frontières", a précisé la ministre de l'Intérieur, qui fait face à des critiques internes pour sa position ferme contre l'immigration.
Les experts s'inquiètent néanmoins des impacts de cette approche sur l'économie britannique, notamment en ce qui concerne le secteur des soins et de l'industrie, qui repose en grande partie sur une main-d'œuvre immigrée. Jean-Pierre Dubois, analyste économique à l'INSEE, souligne : "Une baisse significative de l'immigration pourrait ralentir la croissance dans certains secteurs cruciaux". Des manifestations anti-immigration ont également eu lieu, reflétant les tensions croissantes autour de ce sujet. Alors que le pays navigate entre préoccupations sécuritaires et besoins économiques, l'équilibre semble plus fragile que jamais.







