Les relations entre les États-Unis et Cuba connaissent un nouvel épisode de crispation avec l'inculpation de Raúl Castro, âgé de 94 ans, pour son implication supposée dans un complot visant à assassiner des Américains. Cette décision judiciaire, révélée par des sources gouvernementales américaines, fait référence à un incident tragique survenu en 1996, où des avions civils pilotés par des opposants cubains avaient été abattus, entraînant la mort de quatre personnes.
Donald Trump, lors d'une conférence de presse, a tenté de rassurer en écartant une intervention militaire, déclarant : "Il n'y aura pas d'escalade à Cuba. Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Cet endroit est en train de tomber en ruine. C'est le chaos."
La pression monte d’un cran
Du côté cubain, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le président cubain a fermement rejeté ces accusations, les qualifiant de non fondées sur le plan juridique. Dans les rues de La Havane, les citoyens expriment un sentiment d’injustice. Une riveraine confie : "C'est une accusation injuste. Je ne soutiens pas la guerre. Elle est inhumaine." Un autre habitant ajoute : "On est au-delà de la simple accusation. C'est une affaire politique et d'image."
Ce développement survient dans un climat de tensions toujours vives entre Washington et La Havane. Pour Christopher Sabatini, chercheur à Chatham House, l’inculpation de Castro s’inscrit dans une logique de pression politique : "Il s'agit simplement d'une nouvelle manœuvre de la Maison Blanche pour intensifier la pression. Et cela fait directement référence à ce qui s'est passé avec Nicolás Maduro." Dans ce contexte, un mandat d'arrêt international vise désormais Raúl Castro, un acte à la fois symbolique et lourd de conséquences.







