La France et l'Europe doivent impérativement servir de bastions pour un État de droit aujourd'hui « menacé » par des courants populistes qui dépeignent cette notion comme un "obstacle", a exprimé Sébastien Lecornu lors de son intervention au Conseil d'État le 21 mai.
L'État de droit, qui incarne une puissance publique soumise aux lois, constitue le fondement de notre souveraineté. Comme le souligne le Premier ministre, "sans règles de droit et juges impartiaux, la force finira par dominer nos libertés et nos choix démocratiques". Dans cette optique, il a plaidé pour que "la loi prévale pour garantir la liberté et l'indépendance de notre Nation".
Un État de droit en danger
Selon Lecornu, l'État de droit se trouve aujourd'hui exposé à des dangers. À l'instar de ce qu'avance la Commission européenne, il est mis à mal par des acteurs populistes opposant le peuple aux institutions. "Ces derniers n'acceptent la règle que lorsqu'elle leur est favorable", a-t-il ajouté. De plus, des régimes autoritaires exploitent le droit comme un outil d'oppression, et certaines nations violent les traités qu'elles ont signés.
Il est aussi vulnérable aux attaques internes, où des politiciens le dépeignent comme un frein à l'action. Cependant, il est crucial de ne pas voir l'État de droit comme un prétexte à l'immobilisme, mais plutôt comme un cadre à adapter pour le sauver, a insisté Lecornu.
Le Premier ministre a par ailleurs salué le parcours de Marc Guillaume, devenu vice-président du Conseil d'État, connu pour sa rigueur et son implication dans la gestion des Jeux Olympiques de 2024 en tant que préfet d'Ile-de-France. Représentant de la nouvelle génération d'acteurs publics, il est également reconnu pour son amitié avec l'ex-Premier ministre Édouard Philippe.
Avec une carrière riche dans la haute fonction publique, chaque intervention de Marc Guillaume est attendue et suscite l'engouement des observateurs politiques. Ce contexte souligne l'importance de soutenir notre État de droit, vecteur vital pour l'avenir démocratique de la France.







