L'essentiel: Réélu président de Decoset, Vincent Terrail-Novès s'engage à relever le défi d’une gestion durable des déchets.
Lors de l'assemblée tenue à Balma, Janine Gibert, doyenne du comité, a proposé l’élection du président de Decoset. Vincent Terrail-Novès, maire de Balma et vice-président de Toulouse Métropole, a été reconduit à l'unanimité après avoir été à la tête de l'organisation depuis 2020. "Cette réélection témoigne de la confiance accordée par mes pairs", a déclaré le président réélu.
Les enjeux clés de la gestion des déchets
Créé en 1993, Decoset regroupe aujourd'hui 8 intercommunalités, desservant 153 communes et près de un million d'habitants. Ce syndicat public s'occupe de la valorisation et du traitement des déchets ménagers à travers des centres de tri, des plateformes de compostage, et des unités de valorisation énergétique. Vincent Terrail-Novès a exprimé l'importance de ce syndicat pour la transition écologique: "Notre rôle est essentiel pour garantir un avenir durable à notre métropole et pour nos citoyens. Nous devons innover et améliorer nos pratiques", a-t-il souligné en écho aux propos de France 3 Occitanie.
Pour son nouveau mandat, il prévoit de faire évoluer la structure en s’appuyant sur les transformations mises en place ces six dernières années. En 2020, Decoset comptait 20 agents ; aujourd’hui, l’équipe s'est agrandie à 106, grâce à un transfert de compétences. "Nous avons dû nous adapter à des défis cruciaux. Une de mes priorités a été la nomination d'une nouvelle direction pour relever ces défis avec succès", a-t-il ajouté.
Vers une économie circulaire
Parmi les projets phares, le président a annoncé l’inauguration de Valcopia à Bessières, le plus grand centre de tri de France, capable de traiter 67 000 tonnes de déchets, avec un investissement de 50 millions d’euros. Terrail-Novès a aussi mentionné la reconstruction de l’unité de valorisation énergétique du Mirail prévue d'ici 2032 et la création de déchèteries modernes à Ribaute et sur l'île du Ramier, projet connu sous le nom de "Hall 9".
Le réseau de points de collecte va également s’étendre avec l’ouverture d’écopoints dans le centre-ville de Toulouse et de nouvelles installations à Cugnaux, Saint-Alban et Le Chapitre. "Nous devons nous concentrer sur l’économie circulaire, car le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas", a-t-il affirmé. Cette vision a été partagée par des experts en environnement de l’Université de Toulouse, qui soulignent l'importance d'une gestion proactive des déchets.
"Nous sommes maintenant préparés à anticiper les défis des 20 prochaines années", a conclu Vincent Terrail-Novès, réaffirmant son engagement envers la solidarité territoriale, pierre angulaire de la création de leur syndicat. Les attentes sont élevées, mais la volonté d’un avenir durable est palpable.







