La situation de Duralex, célèbre verrerie française, suscite de vives préoccupations. Le ministère de l'Économie a confirmé qu'un audit a été initié en raison d'une "situation de trésorerie tendue". En avril dernier, une pression significative avait déjà conduit à l'éviction de François Marciano, ancien directeur de la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans.
Cette information, révélée par Radio France, souligne les instabilités internes de Duralex qui, deux ans après sa transformation en Scop (Société Coopérative et Participative), doit faire face à de nouveaux défis financiers. Bercy précise également que des discussions sont en cours avec l'ensemble des acteurs concernés afin d'explorer les solutions nécessaires pour maintenir l'activité de la verrerie.
Nouvelle zone de turbulences
Cette crise confirme les suppositions selon lesquelles Duralex est en train d'entrer dans une phase tumultueuse, exacerbée par un changement récent de direction. Le 13 avril, Peggy Sadier a été nommée directrice par intérim, succédant à Marciano sans explication claire, un changement qui a suscité des interrogations chez les employés et les syndicats.
Selon des sources, ce bouleversement aurait été précipité par une réunion à Bercy, où Roland Lescure, ministre de l'Économie, s'intéresse de près à la situation de la verrerie. Début avril, la mission interministérielle aux restructurations d'entreprise a demandé des éclaircissements sur l'utilisation des cinq millions d'euros récemment levés par Duralex, fonds censés favoriser le lancement d'une nouvelle gamme de produits, la première depuis trois décennies.
"La situation de Duralex est fragile"
Les résultats de la réunion n’ont pas rassuré la MIRE (mission interministérielle aux restructurations d'entreprises), qui a exprimé que l'instauration d'une nouvelle direction était essentielle. L’audit en cours pourrait révéler une gestion hasardeuse, sans indication de malversations, mais soulignant des fragilités préoccupantes.
Sophie Brocas, ancienne préfète du Loiret, a commenté que "la situation de Duralex est fragile", ajoutant que l'État était prêt à intervenir à nouveau si nécessaire. La verrerie emploie actuellement 243 personnes, et l'avenir reste incertain alors que des mesures urgentes doivent être prises pour garantir sa pérennité.







