La députée de La France Insoumise, Sophia Chikirou, a récemment été relaxée par le tribunal correctionnel de Paris concernant des accusations d'escroquerie liées à un média qu’elle avait cofondé. Cependant, elle a été reconnue coupable de vol dans le cadre d'un dossier ancien qui a terni sa campagne aux dernières élections municipales, où elle n'a obtenu qu'une faible part des suffrages, près de 8 % au second tour.
Durant le jugement rendu ce lundi, le tribunal a écarté les accusations d'escroquerie, soulignant que l'utilisation d'une fausse qualité par Chikirou n'était pas avérée. En revanche, la députée a été condamnée à une amende de 8 000 euros, dont 4 000 avec sursis, pour avoir subtilisé des chèques dans les locaux de son ancien média en 2018. Ce dossier judiciaire refait surface à un moment que Chikirou considère comme stratégique, affirmant qu'il a été réactivé à des fins politiques pendant sa course à la mairie de Paris.
À l'audience, Chikirou a exprimé son incompréhension face au choix du timing des accusations, s'interrogeant sur le retour de ces affaires alors qu’un accord avait été trouvé avec son ancienne société pour mettre un terme aux poursuites. Selon les témoignages lors de l’audience, les conflits internes au sein du Média y ont également contribué, selon des sources de Le Monde, qui rapportent un climat tendu à l'époque.
Les experts en droit, comme le professeur de droit pénal Jean-François de Laubadère, soulignent que les affaires judiciaires impliquant des élus doivent être scrutées avec attention, surtout lorsque le contexte politique est explosif. Chikirou, qui maintient sa position de victime d’un système, pourrait bien voir cette situation jouer en sa faveur sur le long terme, en renforçant son image auprès de ses partisans.
Elle a terminé son intervention en appelant à un débat plus large sur la justice et sa manipulation potentielle dans le cadre de la politique, un sujet qui, à son avis, mérite d'être abordé sans détour.







