Lors d'un colloque sur la géopolitique, le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a plaidé, samedi, pour le retrait de la France de l'Otan. Mélenchon appelle à instaurer une position de « non-alignement coopératif », axée sur une « politique de coopération renforcée » avec la Chine.
« Il ne saurait être question de maintenir la France en dehors de l'Otan ou d'intégrer de nouvelles alliances militaires, notamment en lien avec l'Asie-Pacifique », a-t-il déclaré. Ce discours a été prononcé lors d'un événement organisé par l'Institut La Boétie, un cercle de réflexion affilié à LFI.
Mélenchon a également rejeté la « diplomatie des clubs fermés », tels que le G7 et le G20, tout en soulignant que « l'inéluctable déclin des États-Unis » doit ouvrir la voie à une « ONU renouvelée ». Bien qu'il prône une sortie de l'Otan, il est ouvert à maintenir des accords de défense avec ses partenaires de l'Union européenne et insiste sur la nécessité de dialoguer avec la Russie pour garantir la paix en Ukraine.
Pour parvenir à un accord de paix en Ukraine, il réaffirme qu'« il ne faut pas fermer la porte à des changements de tracé de frontières », tout en précisant que ces décisions devraient être prises « avec l'accord des populations ». Mélenchon nuance également la responsabilité de la Russie, soulignant que « le conflit a été en grande partie alimenté par ceux qui en dénoncent les conséquences ».
Dans son plaidoyer pour le dialogue avec la Chine, il déclare : « Le non-alignement coopératif implique de discuter avec ceux avec qui nous n'avons pas l'habitude d'échanger, d'écarter toute politique de confrontation violente ». Le leader de la gauche radicale affirme qu'une coopération renforcée avec la Chine est essentielle, sans entrer dans des considérations spécifiques sur le commerce ou les droits humains.
Mélenchon conclut en affirmant qu'il ne souhaite pas éluder ce qui pourrait constituer une nouvelle orientation politique s'il est élu. Selon lui, l'essor économique de la Chine ne s'est pas traduit par « des pratiques impérialistes », ce qui la diffère des États-Unis.







