Après un parcours législatif tumultueux, l'Assemblée a enfin approuvé ce texte sur la fin de vie. Lors du vote, aucun groupe n'a imposé de consigne, permettant une expression libre des députés. Le résultat final a été de 291 voix pour et 241 contre.
Marine Le Pen contre, Sébastien Chenu pour
Dans un paysage politique fragmenté, le parti de l'Union des Droites pour la République (UDR), présidé par Éric Ciotti, a unanimement voté contre le texte. Ce dernier a exprimé l'idée que cette loi pourrait ouvrir la voie à des dérives. De l'autre côté, plusieurs membres du Rassemblement National (RN) ont, eux aussi, voté majoritairement contre, avec 106 voix opposées et seulement 12 en faveur. Marine Le Pen, figure emblématique du RN, a réitéré son opposition, ayant déjà signalé en mai 2025 qu'elle ne soutiendrait pas cette législation.
Les débats internes au RN révèlent des divisions : certains, comme Sébastien Chenu et Jean-Philippe Tanguy, ont opté pour un vote positif en soulignant l'importance d'un accès à une mort digne.
Consensus à gauche
Les groupes de gauche ont affiché un soutien conséquent à ce texte. La France Insoumise a mobilisé 71 députés, dont seuls deux ont voté contre. Cette tendance a été observée chez les Écologistes et dans le groupe Socialiste, où près de 64 voix ont été enregistrées en faveur, témoignant d'une solidarité sur cette question cruciale.D'autres groupes ainsi que Les Démocrates ont vu des votes plus partagés, illustrant les tensions au sein même de la majorité.
Cette loi, qui évoque des questions éthiques profondes, est l'aboutissement d'années de débat et de contestation. Elle invite la société à réfléchir sur le droit de chacun à choisir sa fin de vie. Alors que le monde politique continue de débattre, l'essor du sujet de la mort assistée prend un élan nouveau, apportant avec lui des espoirs et des préoccupations.







