Ce jeudi 16 juillet, les États-Unis organisent une réunion ministérielle visant à renforcer la coopération internationale contre l'extrémisme de gauche, en particulier le mouvement Antifa, classé comme "organisation terroriste" par l'administration Trump. La réunion intervient alors que les violences politiques se multiplient, et met en lumière les préoccupations grandissantes face à ces menaces.
Intitulée "Résurgence du terrorisme politique", cette assemblée, orchestrée par le secrétaire d'État Marco Rubio, rassemble plus de soixante délégations provenant de différents continents. Parmi les participants notables figurent le ministre des Finances, Scott Bessent, ainsi que le conseiller en immigration, Stephen Miller.
La France sera représentée au niveau des hauts fonctionnaires, comme l'indique une source officielle à l'AFP.
Un sujet brûlant en contexte international
La réunion se déroule en pleine tension géopolitique, notamment autour de la guerre avec l'Iran, mais les responsables américains assurent qu'elle a été planifiée depuis longtemps. "Le terrorisme politique d'extrême gauche connaît un regain d'activité", affirment-ils, précisant qu'il s'agit d'une menace systématique destinée à déstabiliser les sociétés démocratiques.
"Nous avons longtemps négligé cette menace dans la lutte antiterroriste mondiale. Sa sous-estimation pourrait avoir des conséquences catastrophiques", a déclaré un officiel du département d'État sous couvert d'anonymat.
Selon une étude du Center for Strategic and International Studies (CSIS), l'extrémisme de gauche a connu une hausse aux États-Unis depuis l'élection de Donald Trump en 2016, bien que les chercheurs notent que ces niveaux restent très inférieurs à ceux de l'extrême droite et des groupes jihadistes.
Des préoccupations transnationales
Les responsables américains évoquent des incidents récents en Europe, tels que le sabotage du réseau ferroviaire en France pour les Jeux olympiques de 2024, ainsi que des attaques en Italie et en Allemagne. Le rapport de l'administration Trump cite l'Europe comme "incubateur de menaces terroristes", mettant en avant trois types de menaces majeures : narcoterroristes, islamistes, et extrémistes de gauche.
Un changement notable par rapport à l'administration Biden, qui pointait du doigt les groupuscules d'extrême droite. Ce revirement soulève des inquiétudes quant à une politisation accrue de la lutte antiterroriste.
Un regard sur le mouvement Antifa
Le mouvement "Antifa" est particulièrement ciblé. Considéré davantage comme un réseau d'activistes qu'un groupe structuré, il fascine et inquiète à la fois. L'administration Trump a officialisé son statut d'"organisation terroriste intérieure" l'an passé, intensifiant ainsi les mesures visant à traquer ses membres, y compris en Europe.
Les détracteurs de Trump rappellent cependant que la violence d'extrême gauche reste marginale comparée à celle d'extrême droite et accusent le président de exacerber les tensions. En réponse aux critiques, des membres de l'administration affirment que la situation nécessite une attention urgente pour éviter d'autres escalades de violence.







