Le gouvernement français a lancé une nouvelle édition du leasing social, permettant à 50 000 ménages modestes d'accéder à des voitures électriques neuves pour un loyer inférieur à 200 euros par mois. Initié jeudi, ce dispositif vise à renforcer la production européenne tout en facilitant l'accès à la mobilité propre.
Pas de première mensualité
Ce programme de location de longue durée (au moins trois ans) ne nécessite pas d'apport initial, avec l'État compensant la première mensualité qui peut souvent dépasser plusieurs milliers d'euros. Les financements publics s'élèvent à 6 500 euros maximum par contrat, mais peuvent atteindre 9 500 euros pour les véhicules, batteries et moteurs fabriqués en Europe. Cela a été souligné par Antoine Trouche, de l’Institut mobilités en transition, qui a déclaré lors d'une visioconférence : "L'État veut clairement soutenir la production de véhicules électriques au sein de l'Union européenne, un enjeu majeur pour l'environnement."
Rendre l’électrique neuf moins cher que le thermique
Les précédentes éditions, en 2024 et 2025, ont permis de rendre le coût total des véhicules électriques neufs plus accessible que celui des modèles thermiques, même d'occasion, selon Antoine Trouche. Pour lui, il est impératif que les voitures thermiques anciennes, encore utilisées par les ménages aux budgets limités, soient retirées de la circulation pour garantir l’efficacité de cette politique écologique.
Quels sont les critères d’éligibilité ?
Les conditions d'accès à ce soutien financier sont claires. Seuls les ménages ayant un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16 880 euros par part peuvent en bénéficier. Les « gros rouleurs », qui utilisent leur voiture pour des trajets professionnels, sont également pris en compte. Les candidats doivent être majeurs, résider en France, et ne pas avoir déjà utilisé le leasing social en 2024 ou 2025.
Environ une vingtaine de modèles de constructeurs réputés comme Citroën, Fiat, Kia, Jeep, Opel, Renault, et Peugeot sont disponibles avec des mensualités variant entre 100 et 200 euros, couvrant jusqu'à 15 000 km par an sans frais supplémentaires.
Cette phase de soutien à la mobilité électrique est dotée d'un budget de 401 millions d'euros, provenant des certificats d'économie d'énergie (CEE), qui impliquent les fournisseurs d'énergie selon le principe du pollueur-payeur.







