Les Canadair sont au centre d'une vive dispute politique en France. Le ministre de l'Intérieur a défendu, lors d'une récente séance de questions au gouvernement, la performance de la flotte française, que certains qualifient de l'une des meilleures d'Europe pour la lutte contre les incendies. Cette défense fait suite aux critiques de l'opposition, qui accuse le gouvernement d'avoir annulé en 2024 la commande de deux Canadair supplémentaires.
« Le gouvernement de Gabriel Attal a relâché plus de 50 millions d'euros de crédits de la Sécurité civile, forçant ainsi l'État à renoncer à deux appareils de plus, malgré les alertes répétées concernant les incendies », a déclaré Julien Limongi, député Rassemblement National, à l'Assemblée nationale. Entre-temps, le député insoumis Arnaud Saint-Martin a également critiqué ce qu'il considère comme une « annulation de commandes » et a remis en question la promesse de renouveler entièrement la flotte de Canadair, faite par Emmanuel Macron en 2022.
Une flotte d’une quarantaine d’engins
« Je ne peux pas vous laisser dire que nous manquons de moyens », a rétorqué le ministre Laurent Nuñez, qualifiant cette polémique de « complètement stérile ». Cette semaine, pour la première fois, plusieurs Canadair ont été déployés en Île-de-France pour lutter contre de nouveaux départs de feu à Fontainebleau.
Actuellement, la France exploite deux modèles d’avions spécialisés dans la lutte contre les incendies : douze Canadair, qui s'approvisionnent directement sur les plans d'eau, et huit Dash, qui se chargent au sol. En plus de la location d’avions et d’hélicoptères supplémentaires, la flotte atteint environ quarante engins. Laurent Nuñez a par ailleurs souligné que le budget alloué à cette flotte aérienne avait connu une augmentation significative, plaçant ainsi la France parmi les pays européens disposant des capacités aériennes les plus efficaces contre les incendies.







