Ce mercredi 15 juillet, Gérald Darmanin a présenté un bilan des plaintes revisitées concernant les infractions sexuelles visant des mineurs. Signalons qu’après l’affaire tragique de Lyhanna, le ministre de la Justice a ordonné à tous les parquets de réexaminer l’ensemble des dénonciations déposées.
Près d’un millier de dossiers de pédocriminalité ont été décrits comme "prioritaires", selon les mots de Gérald Darmanin. Cette initiative vient en réponse à la nécessité de donner un nouvel élan à la lutte contre ces crimes.
Près de 70 000 dossiers revus
Depuis le 8 juin, environ 1 350 procédures judiciaires ont été ouvertes, un chiffre qui témoigne d’une mobilisation fournie par rapport à l’année précédente. Au total, 69 626 dossiers ont été examinés sur tout le territoire, avec 85 047 plaintes recensées. "Sur ces dossiers, 61,5 % concernent des infractions délictuelles et 38,5 % des faits criminels. 83,5 % des individus mis en cause ont pu être identifiés", souligne la Chancellerie.
Ce revirement dans la gestion des plaintes est un signe tangible des efforts de la justice pour prioriser les cas où les auteurs sont connus et où les victimes sont toujours mineures.
LES 70 000 PLAINTES CONCERNANT LES MINEURS ONT ÉTÉ PASSÉES EN REVUE
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) July 15, 2026
Suite à l'affaire Lyhanna, j’avais demandé aux procureurs généraux de réexaminer toutes les plaintes liées aux crimes et délits sexuels sur mineurs... pic.twitter.com/MdXK8BcvNK
Sur les réseaux sociaux, Gérald Darmanin a salué le "travail considérable abattu" et a exprimé son intention d'échanger individuellement avec chaque procureur général pour faire le point sur la situation locale.
Ces révélations interviennent dans un contexte particulièrement sensible, marquées par la découverte tragique du corps de Lyhanna, une fillette de 11 ans, dans le Gers. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait un passé judiciaire lourd, avec plusieurs plaintes non traitées pour agressions sexuelles sur mineurs. En conséquence, le ministre a souligné un manque de priorisation de ces affaires, affirmant qu’il n’avait "ni manqué de moyens ni de lois", mais qu'il était crucial de "prioriser les viols sur mineurs".







