Le multimilliardaire Elon Musk a exprimé, ce mercredi sur le réseau social X, son soutien à Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national pour l'élection présidentielle de 2027. Il a suscité des réactions vives au sein de la classe politique française, certains dénonçant une ingérence étrangère dans les affaires nationales.
Dans un tweet, Musk a écrit que « Marine Le Pen est le dernier espoir de la France », tout en relayant des messages indiquant que ses sondages sont en hausse. Ces déclarations surviennent alors que la France fait face à des périodes de bouleversements politiques et sociaux. La polémique n'a pas tardé à éclater, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a appelé le magnat à revoir son jugement en déclarant : « Comme on dit en français : il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. »
Ce n'est pas la première fois que Musk s'exprime en faveur de la leader du Rassemblement national. Dans le passé, il a soutenu Le Pen, surtout durant ses épreuves judiciaires. En avril 2025, après sa condamnation initiale, il avait exprimé : « J’espère et j’encourage Madame Le Pen à surmonter cette persécution et à se présenter aux élections présidentielles de 2027. »
La semaine dernière, une cour d'appel a réduit sa peine d'inéligibilité de cinq ans à quinze mois, lui permettant ainsi de briguer à nouveau des suffrages. Cette nouvelle a instantanément été suivie par l'annonce de sa candidature, rendant d'autant plus significatives les paroles de Musk.
Antoine Léaument, député de l’Essonne et membre de La France Insoumise (LFI), a également commenté cette intervention, déplorant l'« ingérence étrangère » et appelant l'autorité publique indépendante en charge de la régulation de la communication à se saisir de cette question.
L’impact des propos de Musk est d'autant plus préoccupant qu'il est désormais l’un des principaux actionnaires du réseau X, ce qui soulève des questions sur l'utilisation de la plateforme à des fins politiques dans un contexte aussi délicat. Les autorités françaises et les analystes politiques vont probablement suivre de près l'évolution de cette situation.







