La France subit une sécheresse marquée, avec 99 départements sous restrictions d'eau, dont 43 en situation de crise, a annoncé Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique.
La France se trouve actuellement dans une crise de sécheresse « exceptionnelle », selon les mots de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, lors d’une réunion de crise tenue le 15 juillet 2026. Avec 99 départements touchés par des restrictions d'eau, cela représente une large partie du territoire métropolitain et quatre départements d'Outre-mer.
Selon le site gouvernemental VigiEau, 43 départements sont en situation de crise, où l'eau est réservée aux usages prioritaires. D'autres 28 départements sont en alerte renforcée, 16 en alerte, et 13 en vigilance. Seules la Guyane et Mayotte échappent à ces restrictions.
« Nous vivons une situation de sécheresse qui est exceptionnelle par sa précocité », a ajouté Barbut, notant une « avance d'un mois sur ce que nous connaissions jusqu'à présent », sans parler de son intensité.
« Ce qui rend la situation très préoccupante, c’est qu’elle survient alors que les précipitations du printemps étaient dans les normales », a indiqué Barbut, soulignant l'impact du changement climatique sur le cycle de l'eau.
Une crise inédite depuis 2012
La ministre a précisé que « les cours d'eau constituent le point de vigilance principal », avec une rapide diminution des débits mensuels : « près d’un tiers des points de mesure se situe à des niveaux inférieurs aux minimums des vingt dernières années », et « un quart des petits ruisseaux sont désormais à sec ». C'est une crise qui marque un tournant historique depuis le début du suivi national en 2012.
Cette alerte arrive juste avant l’examen du projet de loi d’urgence agricole en commission mixte paritaire, un texte revu par le Sénat, qui pourrait remanier en profondeur la politique de l'eau en France, selon une note de la ministre citée par Contexte.
Des élus locaux mettent en garde contre un texte qui pourrait débuter « une guerre de l’eau ». Plusieurs experts, dont des scientifiques, écologistes, et des représentants de la Confédération paysanne, critiquent le déséquilibre du texte révisé par le Sénat, qui propose d'assouplir les contraintes environnementales et de modifier la tutelle des agences de l'eau.
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