La situation à la frontière franco-espagnole à Fos est devenue très tendue, suite à un blocage total décrété par les agriculteurs de Haute-Garonne. Leur action fait suite à des revendications non satisfaites et à un sentiment d'urgence qui les pousse à interpeller l'État.
Au départ, un barrage filtrant empêchait principalement la circulation des camions, mais depuis quelques jours, les agriculteurs ont décidé de couper complètement l'accès, obligeant tous les véhicules à faire demi-tour. Cette escalade a été marquée par l'intégration d'un tracteur stationné en travers de la route.
"Il est essentiel de défendre notre souveraineté alimentaire", déclare Pascal Penetro, maire de Fos, qui est venu apporter son soutien. Il souligne la nécessité pour les agriculteurs de faire entendre leur voix face aux défis croissants de leur profession. De son côté, Alban Dubois, maire de Melles, ne cache pas son indignation : "Nous sommes en train d'assassiner nos agriculteurs avec une politique de libre-échange néfaste", affirme-t-il.
Les principales revendications demeurent la lutte contre la dermatose nodulaire, une maladie qui affecte les bétail, mais elles incluent aussi des demandes de meilleures rémunérations pour les producteurs et une protection accrue contre la concurrence jugée déloyale. Comme l'indique un agriculteur présent sur place, "nous ne céderons pas tant que des mesures concrètes ne seront pas mises en place par le gouvernement".
Les tensions se sont amplifiées, surtout après que des représentations des forces de l'ordre aient tenté de disperser les manifestants. On remarque que les agriculteurs ne sont pas isolés dans leur combat. Loin de ne provoquer que des perturbations locales, cette mobilisation soulève des interrogations quant à l’avenir du secteur agricole en France, un sujet qui passionne les observateurs du monde agraire.
Face à cette crise, plusieurs experts du secteur avertissent sur les dangers d’une politique agricole trop libérale. "Il est crucial de repenser notre modèle pour préserver les exploitants" souligne un agronome lors d'une interview accordée à France 3. Les agriculteurs de Fos attendent avec impatience un soutien plus concret de la part du gouvernement. En attendant, ils continuent leur combat sur le terrain.







