La ministre française de l'Agriculture, Annie Genevard, a suscité l'espoir au sein du milieu agricole en annonçant la possible suspension de la taxe carbone sur les engrais, une question cruciale alors que l'agitation des agriculteurs s'intensifie, notamment en raison de la signature imminente de l'accord Mercosur. Lors d'une réunion à Bruxelles, Genevard a exprimé sa fermeté face aux représentants européens sur ce sujet, arguant que l'application de cette taxe devait cesser en raison de l'urgence de la situation.
Dans un tweet, elle a relayé les propos du commissaire européen Maros Sefcovic, qui a laissé entendre que cette suspension pourrait prendre effet rétroactivement au 1er janvier 2026. Bien que l'annonce de la Commission européenne ne soit pas confirmée, cette déclaration répond à une demande pressante des agriculteurs français, qui craignent une augmentation vertigineuse des coûts de production, les obligeant à opérer à perte, notamment pour des cultures comme le blé.
Le climat de mécontentement s'est intensifié ces dernières semaines, les agriculteurs ayant bloqué des infrastructures clés en protestation contre la politique agricole européenne. D'après les analystes de Le Monde, la suspension de cette taxe apparaît comme une mesure d'urgence pour apaiser les tensions et éviter une crise accrue dans le secteur agricole en France.
D'autres mesures de soutien pourraient également être mises sur la table, selon des sources au sein de la Commission européenne. Une conférence de presse est prévue à Bruxelles pour clarifier la situation et exposer d'autres actions potentielles, ayant en ligne de mire la soutenabilité financière des exploitations agricoles face à des intrants de plus en plus chers.
Si la taxation des engrais est effectivement suspendue, cela pourrait offrir un répit bienvenu aux agriculteurs, qui luttent depuis des mois pour maintenir leur niveau de production tout en subissant des pressions sur les prix. Les répercussions de cette décision pourraient également influencer les débats autour de la politique agricole commune (PAC) et des futures réformes nécessaires pour soutenir le secteur. La mobilisation persiste et les agriculteurs attendent avec impatience les annonces concrètes.







