Un jeune homme de 17 ans a tragiquement perdu la vie mercredi soir à Pointe-à-Pitre, un nouvel homicide qui alerte sur une recrudescence inquiétante de la violence en Guadeloupe depuis le début de l’année 2026. Les faits se sont déroulés dans le quartier Henry IV, où la victime a été abattue en pleine rue par deux individus masqués, qui ont pris la fuite à pied. Cette information a été confirmée par le parquet de Pointe-à-Pitre.
Selon la procureure Caroline Calbo, l'adolescent a été touché par plusieurs balles, une scène qui rappelle des périodes difficiles pour l'archipel. La brigade criminelle a été dépêchée sur place, et sept douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées, renforçant la gravité de cette affaire.
Une réaction officielle face à l'horreur
Gabriele Fioni, le recteur d'académie, a exprimé à travers un communiqué sa profonde tristesse face à ce drame, précisant que la victime était scolarisée au lycée polyvalent Chevalier de Saint-Georges, aux Abymes. Une cellule d'écoute a été mise en place pour accompagner les élèves traumatisés par cet événement. Moins de deux heures après ce meurtre, des coups de feu ont également été entendus à Petit-Bourg, blessant un jeune homme, indiquant une spirale de violence persistante.
Une tragédie récurrente
Ce meurtre n’est pas un incident isolé. C'est le troisième homicide enregistré en Guadeloupe depuis janvier, soulignant une tendance alarmante. Avant cet événement tragique, un homme de 26 ans avait été tué lors d'un vol à main armée, tandis qu’un autre jeune homme avait également trouvé la mort en marge du carnaval.
Les experts s'alarment de cette escalade. Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance, la Guadeloupe a enregistré une cinquantaine d'homicides en 2025, principalement dus à des armes à feu. Cette situation fait écho à des craintes plus larges, augmentant la pression sur les autorités pour qu'elles prennent des mesures efficaces et durables. Des membres de la communauté, comme le sociologue local Antoine Joseph, soulignent que « la violence est souvent le reflet de problèmes socio-économiques profonds. Un dialogue ouvert et des solutions adaptées sont nécessaires pour lutter contre cette spirale. »
Alors que les enquêtes se poursuivent, la Guadeloupe se retrouve face à un défi majeur : restaurer la sécurité et la paix sur son territoire, et assurer que de telles tragédies ne se reproduisent pas. Les autorités et la communauté doivent désormais travailler ensemble pour rétablir l'harmonie au sein de l'île.







