Le 12 janvier, Catherine Vautrin, ministre des Armées, va annoncer le début d'une campagne de recrutement pour le nouveau service national volontaire. Ce programme, prévu pour 2026, a pour objectif d'impliquer les jeunes dans un service militaire de dix mois, répondant à une volonté de renforcer les capacités de défense du pays.
Ce nouveau modèle de conscription, annoncé par le président Emmanuel Macron, vise à recruter 10 000 volontaires d'ici 2030, avec pour ambition d'atteindre 50 000 conscrits par an à partir de 2035. Ainsi, il est prévu de former un total de 100 000 nouveaux réservistes pour soutenir les forces armées françaises.
En 2026, les premiers postes seront ouverts : 1 800 dans l'armée de Terre, 600 dans la Marine, et un nombre équivalent dans l'armée de l'Air et de l'Espace, ciblant les jeunes, y compris les femmes, pour promouvoir l'égalité au sein des forces armées. Les autorités estiment que la participation des jeunes renforce l'esprit civique et fait évoluer la perception du service militaire, la ministre ayant déclaré que cela s'inscrit dans une stratégie de défense plus proactive et engagée.
Des experts en stratégie de défense, comme le général Pierre de Villiers, soulignent que ce renouveau du service national est essentiel face aux menaces contemporaines, qu'il s'agisse de tensions géopolitiques ou de défis liés à la cyber sécurité. Ce point de vue est partagé également par des sociologues qui estiment que l'engagement des jeunes dans la défense nationale peut avoir un impact positif sur la cohésion sociale du pays.
Avec ces changements, la France espère établir un lien plus fort entre les citoyens et leur armée, tout en préparant le pays à faire face aux défis de demain. Ce projet ambitieux se heurtera néanmoins à des interrogations sur l'intérêt des jeunes pour le service militaire et les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.







