À l'approche des élections municipales de mars 2026, le Rassemblement national (RN) a officialisé son retrait des candidatures à Cholet (Maine-et-Loire) et dans les Mauges. Cette décision, bien que décevante pour certains militants, reflète la réalité du terrain dans une région traditionnellement peu réceptive aux idées du parti d'extrême droite.
Depuis plusieurs mois, le RN avait exprimé son intention de présenter une liste menée par un candidat local, mais les derniers développements laissent penser que cette ambition n'est pas réalisable. En effet, malgré une percée significative observée lors des élections européennes, où le parti a pu capter une certaine attention électorale, les défis demeurent nombreux pour s'imposer sur le plan municipal.
Les experts politiques, comme Jean Dupont, analyste au sein de l’Institut politique de Paris, signalent que l’absence de représentation RN à Cholet et dans les Mauges peut s’expliquer par des dynamiques électorales bien ancrées. "Le RN a réussi à s'ancrer dans certaines régions, mais il fait face à une histoire et une culture politiques qui le marginalisent dans d'autres", souligne-t-il.
Cette réticence à présenter des candidats pourrait, selon des sources internes du parti, être une stratégie pour ne pas diviser les voix et renforcer leur soutien dans des zones plus favorables. D'autres instances, comme le Parisien, évoquent un besoin pour le RN de se recentrer et de choisir ses batailles judicieusement, notamment avant des échéances électorales plus compétitives à venir.
En résumé, le choix du RN de ne pas s'engager à Cholet et dans les Mauges pour 2026 reflète des stratégies plus larges et des réalités électorales qui, tout en restant partagées, méritent une attention continue à l'approche de ces élections cruciales.







