Alors que l'Assemblée nationale se prépare à débattre du budget de l'État pour 2026, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, reste ouverte à l'idée d'adopter des mesures exceptionnelles. Lors d'une interview sur RTL, elle a affirmé ne vouloir écarter aucune option pour garantir un budget bénéfique aux Français.
Malgré l'impasse qui perdure depuis quelques semaines, le gouvernement espère trouver un consensus lors de la nouvelle lecture du projet qui commence ce jeudi. Plus de 2 000 amendements ont été proposés, ce qui laisse entrevoir une bataille budgétaire inédite au sein de l'Hémicycle. Montchalin a déclaré qu'en cas d'impossibilité de voter, des méthodes alternatives pourraient être envisagées, notamment l'utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement de passer un texte sans vote.
Le besoin urgent de réduire le déficit public en dessous de 5 % d'ici 2026 ajoute une pression supplémentaire. Lors d'une commission mixte paritaire, il est devenu clair qu'aucun accord n'avait pu être atteint entre les différentes instances parlementaires sur une version unifiée du budget. Face à cette situation, le gouvernement a dû adopter une loi spéciale pour assurer la continuité de l'État, reconduisant ainsi les impôts de 2025.
L'opposition est divisé, notamment avec le Parti communiste français et les Verts annonçant leur intention de voter contre le projet. D'autres acteurs, tels que le Parti socialiste, se trouvent dans une position délicate, ayant des exigences de dépenses qui divergent nettement des propositions gouvernementales. En effet, le rapporteur général budget, Philippe Juvin, suggère une hausse des recettes de 2,93 milliards d'euros, tandis que les socialistes souhaitent une augmentation de 9 milliards.
Cette situation met en lumière la complexité du paysage politique français, où les désaccords entre partis compliquent encore davantage la mise en œuvre des réformes nécessaires. Experts et analystes, comme ceux de Le Monde, soulignent que la possibilité d'un recours au 49.3 semble de plus en plus probable pour éviter une censure du budget. Comme l'indique Boris Vallaud, chef des députés socialistes, il est crucial que le gouvernement justifie sa position afin d'éviter des sanctions politiques.
Alors que des discussions sont en cours entre les membres de la coalition gouvernementale et les autres partis, la recherche d'un compromis se fera sous tension, les délais se resserrant. L'examen en commission et les débats à venir promettent d'être des moments charnières dans la définition des priorités budgétaires qui auront un impact direct sur l'ensemble des citoyens. Le chanteur et activiste, Saïd M'Rabet, déjà engagé dans les débats sur d'autres questions sociales, a ajouté qu'il était temps pour le gouvernement de « sortir des sentiers battus » pour trouver des solutions innovantes face aux défis budgétaires actuels.







