Après un signal d'alarme tiré par les syndicats des urgences de Valence concernant une charge de travail jugée "excessive et non maîtrisée", la direction du centre hospitalier a réagi. Dans une déclaration lors de ses vœux pour 2026, le directeur Bertrand Prudhommeaux a partiellement reconnu les problèmes rencontrés, admettant que "la situation est difficile" pour le personnel soignant.
Le directeur a indiqué que le service, confronté à une affluence exceptionnelle due aux épidémies hivernales, à la grève des médecins libéraux et à la fermeture de services d'urgence voisins, devait faire face à des journées atteignant jusqu'à 170 passages. De plus, les appels au SAMU ont cru, atteignant 800 par jour, contre 500 habituellement, selon Karim Chkeri, secrétaire CGT à l'hôpital.
Une gestion face à l'urgence
Bertrand Prudhommeaux a noté que "nous nous sommes organisés de notre mieux pour y faire face", tout en rejetant les accusations d'impréparation. Il souligne que l'hôpital a renforcé ses équipes soignantes autant que possible, en évitant de mobiliser du personnel non formé à la médecine d’urgence. "Nous avons mis en place des solutions en fonction des ressources dont nous disposions", a-t-il déclaré.
Les syndicats, de leur côté, demandent un recrutement urgent de deux infirmiers supplémentaires. Prudhommeaux a affirmé que l’hôpital n’a "pas les moyens de renforcer à l'infini" les équipes aux urgences, se tournant plutôt vers un système de solidarité entre établissements pour pallier les tensions.
Vers une meilleure gestion des lits
Le directeur a également évoqué l’importance d’améliorer la gestion des lits d’hospitalisation comme moyen de désengorger les urgences : "Une grande partie de la tension aux urgences ne provient pas seulement du flux entrant, mais aussi de la capacité à hospitaliser rapidement". Un projet de logiciel de gestion des lits est en cours d'élaboration pour mieux coordonner les flux de patients dans la Drôme, selon des sources de santé locales.
La situation sera examinée lors d'une réunion entre la direction et les syndicats pour discuter des conditions de travail et trouver des moyens d'améliorer la prise en charge des patients. Alors que l'avenir des urgences reste incertain, la direction semble déterminée à trouver des solutions durables.







