Au nord-est de Toulouse, l'initiative autour de la zone d'activité "Les Portes du Tarn" réveille de vieilles craintes. Trois ans après l'abandon du projet "Terra 2", un important parc logistique, le collectif "Stop Terra 2" s'élève de nouveau contre l'implantation d'un centre de distribution. Bien que la société publique "Les Portes du Tarn" défende cette initiative comme un pas vers l'économie circulaire, les doutes persistent chez les opposants.
Ce nouveau projet prévoit la construction d'un bâtiment de 20 444 m², composé de trois cellules dédiées à la distribution, la réparation et le reconditionnement de divers produits manufacturés tels que les appareils électroménagers et la téléphonie. "Ce projet reflète nos ambitions en matière d'économie circulaire et de développement durable," déclare la SPLA "Les Portes du Tarn" dans un communiqué. Elle assure que les travaux de viabilisation de la zone viennent de débuter.
Cependant, les membres du collectif "Stop Terra 2" considèrent cette installation comme un "petit frère de Terra 2", évoquant des préoccupations similaires quant à l'impact environnemental et à la logistique de masse. "Bien que le projet soit de moindre envergure, il n’en reste pas moins préoccupant en termes de nuisances," exprime Julien Lassalle, membre du collectif et conseiller municipal d'opposition à Saint-Sulpice.
Les opposants pointent également le risque industriel que représente le classement en Installation Classée pour la Protection de l'Environnement (ICPE), qui pourrait entraîner des problèmes de pollution et d'autres dangers pour la santé publique. La SPLA répond en indiquant que ce classement est "obligatoire et réglementaire pour de nombreux projets industriels".
Selon la documentation de la consultation publique, environ cent personnes pourraient trouver un emploi dans ce centre, qui est prévu pour ouvrir ses portes bientôt. Les fenêtres de consultation demeurent ouvertes jusqu'au 3 février, invitant les habitants à exprimer leurs préoccupations.
Ce nouveau développement à Buzet-sur-Tarn démontre ainsi les tensions entre ambition économique et préservation environnementale, un sujet de plus en plus débattu dans le paysage industriel français. Comme le souligne un article de Le Monde, ces projets doivent être abordés avec prudence et transparence pour garantir le bien-être des collectivités locales.







