Le député de La France Insoumise (LFI) et candidat à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu, se retrouve dans une situation délicate. En effet, il sera jugé le 9 juin prochain par le parquet de Marseille pour plusieurs infractions, notamment le recel de vol et la divulgation de documents privés.
Les allégations portées contre lui sont graves : il est soupçonné d'avoir partagé sur ses réseaux sociaux des informations sensibles concernant un entrepreneur, Isidore Aragones, ancien président du CRIF de Marseille. Ce dernier se dit victime d'une atteinte à sa vie privée et a déposé une plainte qui a conduit à des perquisitions au domicile et à la permanence parlementaire de Delogu en mai dernier.
Les faits remonteraient à septembre 2024, lorsque des documents personnels d'Aragones auraient disparu après que des syndicalistes de la CGT ont envahi son bureau durant un conflit au sein de l'entreprise Laser Propreté, où il était alors président du conseil d'administration. Quelques jours après ce vol, Delogu aurait posté sur Instagram des éléments dérobés, y compris des détails sur des projets financiers d'Aragones et ses voyages au Brésil et en Israël, exposant ainsi ce dernier à des risques graves, surtout dans le contexte actuel au Proche-Orient.
La situation de Sébastien Delogu est d'autant plus délicate qu'il a déjà été condamné pour des faits de violences. En février 2025, il avait été reconnu coupable d'agression envers un proviseur durant une manifestation, ce qui a soulevé des questions sur sa conduite et sa légitimité en tant qu'élu. Comme l'indique France Bleu, cette nouvelle affaire pourrait entacher son image, le rendant peut-être moins apte à représenter ses concitoyens, surtout en pleine campagne pour la mairie.
Des experts en politique locale estiment que cette situation pourrait avoir un impact significatif sur les élections municipales à Marseille et appellent à une réflexion sur les comportements des élus. En attendant son procès, l'avenir politique de Delogu s'annonce incertain.







