Le mercredi 7 janvier, Alep a été le théâtre d'affrontements violents entre l'armée du gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement kurdes. Alors que certains quartiers de la ville étaient déclarés "zones militaires fermées", des mesures d'évacuation pour les civils ont été mises en place.
Le professeur Muhanad Seloom, un expert en sécurité, a décrit la situation actuelle comme celle où "la lune de miel post-Assad pourrait bien être terminée", une déclaration qui illustre le climat d'incertitude s'installant à Alep. Les tensions entre les FDS, qui contrôlent une grande partie du nord-est de la Syrie, se sont accentuées depuis le renversement de Bachar El-Assad en décembre 2024.
Selon Middle East Eye, l'armée syrienne a annoncé que les zones occupées par les kurdes seraient considérées comme "zones militaires fermées". Deux couloirs humanitaires ont été prévus pour permettre l'évacuation des civils, mais des bombardements ont déjà été signalés dans ces secteurs.
Les hostilités se sont intensifiées lorsque l'armée a accusé les FDS de perpétrer des massacres contre des civils, tandis que ces derniers répliquent en accusant le gouvernement d'exactions à travers des bombardements indiscriminés. Cette situation a conduit à des pertes du côté des civils, rapportant des informations contradictoires. Selon The New York Times, au moins quatre civils et un soldat ont perdu la vie dans ces combats, tandis que les FDS rapportent jusqu'à sept décès dans les quartiers kurdes.
L'escalade des conflits à Alep, une ville emblématique de la Syrie, soulève des préoccupations majeures au sein de la communauté internationale, qui observe avec inquiétude le sort des populations civiles prises au piège. Les experts avertissent que cette nouvelle phase de violence pourrait avoir des répercussions sur la stabilité de la région. Alors que les négociations s’annoncent plus difficiles, la situation humanitaire devient de plus en plus préoccupante.







