Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, se prépare à rencontrer des responsables danois dans quelques jours, à la suite des récentes déclarations de Donald Trump concernant une éventuelle annexation du Groenland, un territoire autonome danois. Cette initiative de discussions a été sollicitée par le Danemark et le Groenland afin de clarifier la situation et d'éviter tout malentendu.
Lors d'une conférence de presse au Capitole, Rubio a réitéré les propos de la Maison Blanche au sujet des intentions de Trump, qui aurait exploré plusieurs avenues pour acquérir le Groenland, incluant des options militaires. "Si le président estime qu'il y a une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, il a toujours la possibilité d'agir sur ce front," a affirmé Rubio, comme le rapporte Le Parisien.
Suite aux préoccupations exprimées par le Groenland et le gouvernement danois, les discussions visent à éclaircir certains points, notamment celles liées à des allégations sur des investissements chinois considérables dans l'archipel. Lars Løkke Rasmussen, le ministre danois des Affaires étrangères, a souligné qu'ils ne partageaient pas l'idée d'une forte influence chinoise au Groenland, un message qu’ils souhaitent faire passer lors des prochains pourparlers.
Cette rencontre représente une première pour le gouvernement groenlandais avec Marco Rubio, qui a déjà eu des échanges avec le Danemark. Le diplomate danois a également pris soin d'insister sur l'engagement de son pays pour la sécurité du Groenland, malgré les doutes exprimés par Washington. "Nous veillons sur le royaume. Il n'est pas nécessaire de dramatiser la situation," a-t-il ajouté.
Le Danemark a récemment investi de manière significative dans la sécurité de la région arctique, allouant environ 1,2 milliard d'euros au cours de l'année écoulée, un geste qui souligne leur engagement face aux préoccupations géopolitiques croissantes dans cette zone stratégique. Ces efforts de sécurité sont d'autant plus cruciaux alors que la rivalité entre les grandes puissances dans l'Arctique s'intensifie.
Dans un contexte où les relations internationales évoluent rapidement et où chaque déclaration peut déclencher des réactions, ces pourparlers américains-danois sur le Groenland apparaissent comme une première étape vers une communication plus transparente et constructive.







