En ce début d'année 2026, la France se retrouve au cœur d'une polémique inattendue. La Sécurité sociale a décidé de prendre en charge une partie des galettes des rois sans gluten, une mesure qui fait réagir. Alors que le déficit de la Sécu atteint 24 milliards d'euros, cette initiative semble questionner les priorités gouvernementales. Le député LR Laurent Wauquiez ne cache pas son indignation et estime que les fonds devraient être affectés à des domaines plus urgents, notamment le renforcement des équipes médicales dans les hôpitaux.
Otto Roy, propriétaire de la pâtisserie Le Petit minotier, à Darnétal, souligne que ces galettes, fabriquées à base de farine de riz et de millet, sont vendues à 18,95€. Le remboursement par la Sécurité sociale s'élève à 3,81€. Ce dispositif s'applique uniquement aux personnes diagnostiquées avec une maladie cœliaque, comme le rappelle l'Association française des intolérants au gluten, qui considère cette prise en charge comme une avancée significative pour les malades.
Malgré le soutien de cette association, le député Wauquiez a pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce qu'il appelle une "erreur de priorité", en soulignant que l'argent devrait aller vers des soins de santé plus critiques. En revanche, des experts en nutrition expliquent que la nécessité d'une alimentation sans gluten pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque justifie d'ores et déjà un remboursement partiel, compte tenu de la différence de coût entre des aliments normaux et leurs équivalents sans gluten, souvent plus chers.
En somme, ce débat met en lumière des enjeux plus larges concernant la gestion des finances de la Sécurité sociale, tout en soulevant des questions essentielles sur la santé publique et le soutien aux personnes vivant avec des intolérances alimentaires. Selon une étude de Santé Publique France, environ 1 personne sur 200 souffre de cette maladie, ce qui justifie les efforts pour améliorer leur qualité de vie. Toutefois, l'opinion reste divisée sur cette mesure de remboursement, signe que l'année 2026 s'annonce riche en débats sur le sujet.







