Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, a exprimé son optimisme quant à l'aboutissement des négociations sur le budget 2026. Dans une interview accordée à Franceinfo, elle a souligné que le gouvernement travaillait avec une majorité absolue à l'Assemblée nationale, englobant une variété de partis allant du Parti socialiste aux Républicains. Le but : adopter un budget équilibré avant les élections présidentielles de 2027.
Bregeon a déclaré : "Nous avons réussi à forger un consensus, même si le budget final ne satisfera pas pleinement toutes les sensibilités politiques". Elle a insisté sur les priorités essentielles qui guideront cette proposition budgétaire, avec un accent particulier sur la jeunesse et le travail.
La question de la droite reste prégnante, notamment avec les réticences de Bruno Retailleau des Républicains, qui s'oppose à tout impact sur les entreprises. Bregeon a rétorqué que ce budget n’imposera aucune hausse d'impôts sur les ménages et qu'il maintiendra une stabilité pour la majorité des entreprises, tout en précisant : "Les politiques que nous mettons en œuvre répondent également à des demandes de la droite".
En réponse à des revendications de certains chefs d'entreprise, qui suggèrent que le budget serait trop influencé par le Parti socialiste, Bregeon a affirmé que le véritable pouvoir décisionnel revenait à tous les groupes représentés à l’Assemblée, plutôt qu'à un seul parti. "Discuter avec les socialistes était le choix de la raison. Aurions-nous préféré engager le dialogue avec le Rassemblement national ?" a-t-elle questionné.
Les négociations continuent, avec des préoccupations croissantes sur le financement des initiatives budgétaires. Maud Bregeon a rassuré les Français en affirmant : "Notre engagement est clair, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts pour les ménages, ni directs, ni indirects".
Concernant les entreprises, la porte-parole a précisé que pour les très grandes entreprises, une surtaxe exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés sera maintenue, touchant environ 300 entités, une réduction par rapport à l'année dernière. Les recettes de cette taxe permettront de soutenir d'autres engagements budgétaires, tels que l'augmentation du budget de la défense, qui devra passer à 6,5 milliards d'euros selon les nécessités géopolitiques modernes.
Alors que le déficit doit être maintenu autour de 5 %, comme l'exige le gouvernement, ces décisions sont réalisées dans un contexte de tension internationale accrue. Des experts économiques soulignent l'importance d’un budget équilibré qui réponde à la fois aux priorités sociales et aux exigences économiques actuelles, tout en restant viable pour les contribuables.
En somme, le parcours vers l’adoption du budget 2026 semble être semé d’embûches, mais avec une volonté de compromis manifeste entre les différents partis politiques, un accord pourrait bien voir le jour prochainement.







