Rachida Dati a ouvert sa campagne pour les élections municipales de Paris prévues en mars 2026, lors d'un discours marquant à la maison de la Mutualité. Actuellement ministre de la Culture, Dati a annoncé son intention de quitter le gouvernement pour se concentrer pleinement sur sa candidature.
Dans ses déclarations, elle a pointé du doigt Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste et ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, le qualifiant d'« héritier direct » d'un déclin manifeste de la ville. Selon elle, Grégoire est « la reconduction d'une équipe municipale qui a échoué dans tous les domaines », un sentiment partagé par de nombreux Parisiens qui se sentent délaissés.
« Emmanuel Grégoire représente l'inaction face à l'augmentation de la violence dans les rues et à la dérive budgétaire. Il porte une responsabilité lourde sur les épaules », a-t-elle affirmé, provoquant des applaudissements parmi ses partisans réunis. Dati a aussi évoqué son désir de transformer Paris pour qu'elle ne soit plus un « laboratoire militant », mais plutôt une capitale à la hauteur de son histoire et de son immense potentiel.
Experte en politique urbaine, Sophie Durand a commenté à ce sujet : « L’élection de 2026 sera cruciale pour redéfinir l'avenir de Paris, et des figures comme Dati apportent une alternative claire à l'approche actuelle. » En utilisant l'argument de la « médiocrité » dans la gestion de la ville, Dati espère capturer l'intérêt et la voix des électeurs mécontents.
Le paysage politique parisien semble se redéfinir alors que Dati s'attaque non seulement à Grégoire mais également aux autres candidats potentiels de gauche comme Ian Brossat et David Belliard, qu'elle accuse de vouloir transformer Paris en un chantier de logements sociaux au détriment de la qualité de vie.
Ce duel promet d'être palpitant, Dati, forte de ses précédentes positions, parviendra-t-elle à renverser la tendance actuelle et à rallier les électeurs autour de son projet pour une ville plus dynamique?







