Les États membres, dont la France, l'Allemagne et le Danemark, ont exprimé leur détermination à répondre ensemble aux attaques de Washington, mettant en avant l'importance de préserver leurs relations transatlantiques. Un diplomate européen a souligné que le recours à des mesures commerciales comme moyen de pression ne saurait être accepté.
En parallèle, la Commission européenne examine diverses options de riposte, comprenant l'activation de l'instrument anti-coercition proposé par Emmanuel Macron, qui permettrait de restreindre les importations en provenance d'un pays cherchant à influencer négativement les décisions souveraines de l'UE. Cet outil est souvent qualifié d'"arme nucléaire économique".
Par ailleurs, les 27 pourraient envisager de réactiver des mesures de représailles déjà planifiées, touchant jusqu'à 93 milliards d'euros de marchandises américaines. Cela soulève des enjeux stratégiques majeurs, non seulement pour le Groenland, mais aussi sur la stabilité future de l'OTAN. Lars Lokke Rasmussen, ministre danois des Affaires étrangères, a reconnu que cette situation inédite met en question les fondements de l'Alliance atlantique.
En réponse à ces tensions, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, y compris Copenhague et Nuuk, où des milliers de personnes ont poussé le cri de ralliement : "Le Groenland n'est pas à vendre". Cette mobilisation populaire reflète un désir profond de la part des habitants du Groenland de maintenir leur autodétermination face aux ambitions américaines.
Trump, depuis son retour au pouvoir, exprime régulièrement son intérêt pour le Groenland, invoquant des raisons de sécurité nationale, notamment face aux influences croissantes de la Russie et de la Chine dans l'Arctique. La situation reste instable, et l'issue de ce conflit pourrait redéfinir les relations entre l'UE et les États-Unis dans un contexte géopolitique changeant.







