La récente annonce de la fermeture des usines Brandt a plongé 700 salariés dans l’incertitude et le désespoir. Cette décision, perçue comme un échec collectif, soulève de nombreuses questions sur la viabilité économique d’une Scop (Société coopérative et participative) comme alternative à la liquidation judiciaire. Selon Fatima Bellaredj, déléguée de la CG Scop, le manque de temps pour consolider un dossier de reprise a été une des causes de cette issue tragique.
L’État et les collectivités locales étaient prêts à investir 20 millions d’euros pour relancer l’activité, tandis qu’il manquait seulement 4 millions pour compléter le financement nécessaire. « Avec un peu plus de temps, on aurait pu éviter un tel drame », a déclaré Serge Bessay, habitant de Saint-Pierre-des-Corps. Un député même a souligné que le tribunal de Nanterre avait difficilement pris en considération cette proposition, ce qui a mis en lumière une rupture entre ces décisionnaires et les réalités du terrain.
En parallèle, Joël Goring, de Niort, a abordé le rôle des capitaux étrangers dans l’industrie française. La liquidation de Brandt, qui appartenait à un fonds de pension algérien, témoigne des risques associés à l’actionnariat étranger. « Nos banques et assurances doivent agir comme de véritables acteurs de soutien à l’économie locale plutôt que de se contenter de gérer de l’épargne », explique-t-il.
D'autre part, Eugène Pinsaut, de Saint-Avertin, a partagé son inquiétude quant à l’impact des décisions politiques sur l’épargne productive. Il dénonce une tendance à taxer les placements, ce qui pourrait décourager les investisseurs français et nuire à l’économie. Il observe que cette dynamique envoie un signal négatif aux entrepreneurs et à ceux qui souhaitent prendre des risques pour innover.
Cette situation désastreuse met en lumière les failles structurelles de l’économie française et appelle à une réflexion approfondie sur l’avenir industriel du pays. Les discussions autour de Brandt semblent plus que jamais essentielles pour tracer un avenir serein pour les entreprises françaises.







