Les chiffres sont alarmants : en France, toutes les sept heures une femme est victime d'une tentative de féminicide. En Gironde, quatre femmes ont été tragiquement comptées parmi les victimes en 2025, un constat insoutenable que souligne Naïma Charaï, déléguée régionale de la FNSF. Pour elle, ce constat dramatique n'est pas une fatalité, mais le résultat d'un manque d'engagement politique.
À peine quatre semaines avant les élections municipales, six associations girondines œuvrant contre les violences faites aux femmes soulignent l'importance de faire de cette problématique un enjeu majeur et une responsabilité collective. Elles attendent des candidats une position claire lors de la campagne, et ce grâce à l'appui de l'Association des maires de Gironde, qui s'engagera à relayer ces préoccupations.
Pour contrer ce fléau, la FNSF propose un guide accessible en ligne, visant à encourager des actions concrètes, peu importe la taille de la commune. Les mesures suggérées comprennent la sensibilisation, le soutien aux victimes et la mise en place d'un maillage territorial efficace, assurant ainsi qu'aucune femme victime de violences ne reste sans solution.
Les militantes insistent également sur la nécessité de créer des instances de réflexion incluant des interlocuteurs identifiés.
Cette approche requiert des ressources humaines et financières adéquates. Des élus et du personnel municipal devraient être dédiés à cette cause, selon Corinne Aimé de la Maison de Simone, qui évoque l'importance de coordonner les actions et d'analyser les données locales concernant les violences faites aux femmes.
Mise en place de solutions durables
Marie Daniel, responsable de l'Apafed, souligne que des mesures concrètes doivent être adoptées pour permettre aux femmes de quitter des situations douloureuses. Elle rappelle l'importance de proposer des logements d'urgence, mais aussi des solutions à long terme pour sortir de la précarité.
Les efforts pour lutter contre les violences faites aux femmes doivent être soutenus par un solide réseau local capable d'identifier les professionnels et les ressources nécessaires. Pour cela, un comité de pilotage coordonnera les actions, en veillant à ce que les résultats soient mesurables et transparents, conclut Conchita Cimbron de l'ACV2F Médoc.
(1) Les associations participant à cette initiative incluent la Maison des femmes de Bordeaux, ACV2F Médoc, l'Apafed, le Cacis de Bordeaux Grand-Parc, la Maison de Simone à Pessac et Solidarité femmes bassin d'Arcachon.







