Le conseiller municipal d'opposition, Matthieu Varis, a dévoilé le 23 janvier sa candidature et sa liste pour tenter de remplacer la maire sortante, Gaëlle Vallin. Un sujet central de cette campagne : la fermeture récurrente des thermes, impactée par de graves problèmes de contamination bactériologique de l'eau.
Les thermes d'Argelès-Gazost constituent un élément vital pour l'économie locale, ayant attiré plus de 1 400 curistes en 2025. Cependant, ils ont dû fermer à plusieurs reprises en raison de la pollution des eaux, causée par des infiltrations d'eaux de pluie mêlées à des déjections animales, conformément aux informations de France Bleu.
Cette situation a propulsé le sujet des thermes en tête des préoccupations de la campagne électorale. La candidate sortante, Gaëlle Vallin, tente de rassurer la population en présentant un projet ambitieux : un nouveau forage plus profond dans la montagne, destiné à capturer une eau de meilleure qualité. Dans ses propos, elle précise : "Nous avons dû prendre des mesures temporaires, mais cela ne règle pas le problème de contamination à long terme."
Nouveau forage pour les thermes
La mairie a estimé le coût du nouveau forage à environ un million d'euros, et Vallin cherche activement des financements à travers des partenariats avec l'Etat et d'autres collectivités. "Maintenir les thermes est crucial pour la survie d'Argelès-Gazost, car notre économie repose presque entièrement sur le thermalisme," souligne-t-elle.
De son côté, Matthieu Varis exprime des réserves quant à la gestion du dossier. Il accuse la mairie de manquer de transparence et demande que des audits soient réalisés pour évaluer l'ensemble du projet de thermes. "Nous avons besoin d'une vision claire et d'une communication ouverte."
Un tiers-lieu dans une villa
Gaëlle Vallin souhaite également transformer la Villa Suzanne, une ancienne école maternelle, en un tiers-lieu, destiné à dynamiser le centre-ville et attirer de nouveaux habitants. "Nous voulons y rassembler des associations culturelles et sociales tout en y ajoutant des espaces de coworking," explique-t-elle.
Toutefois, Matthieu Varis souligne le flou qui entoure le projet, notamment en ce qui concerne les recettes générées par le lieu. Il plaide pour que l'initiative se fasse étape par étape, afin de contrôler les coûts.
"Si l'Etat et les collectivités ne nous soutiennent pas, nous ne pourrons pas avancer avec ces projets ambitieux," conclut Vallin. Les électeurs d'Argelès-Gazost auront donc des choix cruciaux à faire lors des prochaines élections municipales, où l'avenir des thermes pourrait significativement influencer l'économie locale.







