Jean-François Copé, ancien ministre et maire Les Républicains de Meaux, s'est exprimé sur les récentes tensions entre les États-Unis et l'Europe concernant le Groenland lors de son intervention sur franceinfo, le 22 janvier dernier. Lors de cet échange avec Sonia Chironi et Nathalie Saint-Cricq, il a abordé la réaction des dirigeants européens à cette crise.
Sonia Chironi : Nous débutons avec l'affrontement récent entre les États-Unis et l'Europe autour du Groenland. Avec le recul de Donald Trump, les Européens ont tenu un sommet extraordinaire le 22 janvier à Bruxelles. Emmanuel Macron a déclaré à son arrivée : "Nous sommes revenus à une situation que je juge beaucoup plus acceptable, même si la vigilance reste de mise. Cela démontre que lorsque l'Europe agit avec unité et utilise ses atouts face à une menace, elle peut imposer le respect." A-t-il réagi de façon adéquate en pleine crise ?
Jean-François Copé : Il est toujours possible d'analyser les décisions. Je pense qu'une position de fermeté était attendue depuis longtemps et qu'il s'agit de la bonne approche. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est de constater que pour la première fois, des responsables européens ont affirmé ; "le Groenland, c'est non." Même si la situation demeure délicate et que des difficultés pourraient surgir, cela marque un tournant important. Un leader populiste comme Donald Trump, qui s'appuie sur le chantage et les menaces, perd de sa crédibilité lorsqu'il fait face à une opposition déterminée.
Nathalie Saint-Cricq : Avez-vous des regrets par rapport à votre prédiction que Macron devrait partir, étant donné qu'il a récemment montré du leadership ?
Jean-François Copé : Pas du tout. Le coût que la France occepte en maintenant un président affaibli est immense, tant sur le plan national qu'international. Je pense qu'il a commis une faute historique en voulant s'accrocher au pouvoir, alors qu'il aurait été plus sage d'annoncer une transition.
Nathalie Saint-Cricq : Que pensez-vous de la dissolution ?
Jean-François Copé : Une fois qu'il a dissous sans majorité, il aurait dû annoncer : "Je pars dans six mois, engageons un débat politique." Les choix actuels de Macron sont catastrophiques. Cependant, sur les questions internationales, il a eu la réponse appropriée. Il est essentiel pour tout responsable d'opter pour le dialogue plutôt que de céder aux populismes, qui ne produisent que des dégâts. L'attitude actuelle des dirigeants mondialement face à Trump prouve que résister à la force et au chantage est fondamental pour maintenir la crédibilité.
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