Lors d'un Conseil européen à Bruxelles, les chefs d'État des 27 États membres de l'Union européenne ont réagi aux récentes volte-faces du président américain. Bien qu'ils se soient montrés soulagés, une prudence s'impose.
Après le recul de Donald Trump sur le Groenland, les leaders européens ont exprimé un besoin accru de vigilance lors de leur sommet du 22 janvier. Emmanuel Macron a déclaré : "Nous sommes revenus à une situation beaucoup plus acceptable, mais il faut rester vigilant." Il a également exhorté les États-Unis à "respecter" l'Europe.
Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a précisé que si les Européens acceptent le "leadership" américain, ils ne toléreront ni "domination" ni "coercition". Face à une année marquée par des tensions avec leur allié historique, les États membres constatent avec inquiétude que la force pourrait être employée pour s'emparer de territoires, ce qui ne peut être ignoré.
La méfiance européenne envers Donald Trump
Bien que le milliardaire ait renoncé, pour l'instant, à son projet d'imposer de nouveaux tarifs douaniers suite à un "cadre" d'accord convenu lors d'une récente réunion à Davos, la suspicion plane. Jens-Frederik Nielsen, le Premier ministre groenlandais, a même exprimé son incompréhension : "Je ne sais pas ce que contient exactement l'accord concernant mon pays." Il a cependant réaffirmé que la souveraineté du Groenland est une "ligne rouge".
Mette Frederiksen, Première ministre danoise, a confirmé que tous les membres de l'OTAN s'accordent sur l'importance d’une "présence permanente de l'Alliance dans l'Arctique et autour du Groenland." Cependant, l’incertitude demeure quant à l'engagement véritable de Trump. La menace d'un retour à l'escalade, que ce soit sur le Groenland, l'Ukraine ou d'autres dossiers, reste présente. Le président américain a d’ailleurs menacé de répercussions si les Européens décidaient de vendre de la dette américaine, un signe de tensions persistantes.







