Malgré ses dénégations, Gaël Perdriau a été déclaré coupable lors du premier procès. Avec trois anciens acolytes, il a été reconnu responsable d'avoir filmé le Premier adjoint Gilles Artigues, sans son consentement, dans une chambre d'hôtel avec une prostituée. L'objectif de cette manœuvre était d'utiliser la vidéo compromettante pour faire pression sur son rival politique, le tout financé par des fonds publics.
L'ex-maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a été condamné en première instance à quatre ans de prison pour chantage à la sextape. Son appel se déroulera du 8 au 12 juin prochain devant la cour d'appel de Lyon. En effet, maire de la ville de 2014 à 2025, Perdriau (53 ans) a été incarcéré le 7 janvier dernier à Bourg-en-Bresse.
Suite à sa condamnation le 1er décembre, où il a reçu cinq ans de prison (dont un avec sursis) et cinq ans d'inéligibilité, il a rapidement démissionné de ses fonctions. Sa demande de remise en liberté a été acceptée par la justice, selon son avocat, qui préfère garder le secret sur la date de sa sortie de l'établissement pénitentiaire, où il est maintenu à l'isolement.
Il clame son innocence
En dépit de sa ferme déclaration d'innocence, Gaël Perdriau a été jugé coupable, tout comme trois anciens associés : Samy Kefi-Jérôme, ancien adjoint à l'Éducation, et Gilles Rossary-Lenglet, ex-compagnon de Kefi-Jérôme, ont également été condamnés à trois ans de prison ferme. Seul Pierre Gauttieri, l'ancien directeur de cabinet du maire, a reçu une peine de deux ans de prison ferme et n'a pas fait appel de son jugement.
Cette affaire a provoqué l'émoi dans le paysage politique local. Des experts, tels que le politologue Jean-Michel Blanquer, soulignent que ces événements risquent d'avoir des répercussions durables sur la confiance du public envers les élus. En effet, cette crise met en lumière les abus possibles de pouvoir au sein des collectivités locales, incitant à une réflexion sur l'intégrité et la transparence requises dans la fonction publique. Bien que Gaël Perdriau continue de clamer son innocence, la suite des événements sera scrutée de près par les médias et la population.







