Après le meurtre tragique de Quentin Deranque survenu mi-février à Lyon, le Rassemblement national (RN) a annoncé la tenue d'un débat au Parlement européen dédié aux violences d'extrême gauche. Cette annonce a été faite le 2 mars dernier, qualifiée par le RN d'« étape institutionnelle importante ». Selon Fabrice Leggeri, eurodéputé RN, « En réunion des coordinateurs de la commission LIBE, notre demande d’inscription d’un débat sur la montée des violences politiques liées aux organisations d’extrême gauche en Europe a été adoptée ».
La mort de Quentin, le déclencheur
Ce débat trouve son origine dans le décès tragique de Quentin Deranque, un étudiant et militant nationaliste de 23 ans, qui a été brutalement attaqué le 14 février dernier. Deux jours avant sa mort, il avait été agressé par des membres présumés de la Jeune Garde antifasciste, une organisation cofondée par le député insoumis Raphaël Arnault, alors qu'il assistait à une conférence à Sciences Po Lyon. Des assistants parlementaires de ce dernier sont également impliqués dans l'affaire.
Dans un communiqué, Fabrice Leggeri a déclaré : « La responsabilité politique ne peut être éludée ». Il a aussi évoqué un rapport d'Europol notant « 21 attaques attribuées aux mouvances d’extrême gauche et anarchistes, ainsi que 28 arrestations ». Leggeri a insisté sur le fait qu'exiger des auditions de la part du Conseil, de la Commission et d’Europol n’est pas une simple posture politique mais « une exigence patriotique ».
La montée des violences politiques en Europe ne peut plus être ignorée. Ce débat pourrait marquer un tournant dans la manière dont les institutions européennes abordent la question de la radicalisation et des actes violents liés aux mouvements d'extrême gauche, une problématique qui, selon de nombreux analystes, doit être prise en compte d'urgence. En somme, la prochaine séance au Parlement européen sera scrutée de près, tant par les interlocuteurs politiques que par l'opinion publique.







