Un récent rapport du média ukrainien spécialisé sur les armements, Defense Express, souligne que les missiles balistiques iraniens pourraient atteindre certaines villes d'Europe. Malgré cette menace, le continent est équipé d'importants systèmes de défense.
Quelle est la portée des missiles iraniens ? Alors que la situation en Iran se détériore avec des tensions croissantes contraignant les États-Unis et Israël, Defense Express fait état de systèmes balistiques tels que Khorramshahr, Sejjil, Ghadr et Emad, tous utilisant un propergol liquide et ayant une portée d’environ 2000 km.
De leur base de lancement dans le nord-ouest de l’Iran, ces missiles peuvent effectivement atteindre des pays européens, comme la Grèce, la Bulgarie, et la Roumanie où se trouvent des installations militaires américaines. De plus, en allégeant l'ogive du Khorramshahr, la portée des missiles pourrait atteindre jusqu'à 3000 km, rendant des capitales comme Rome et Berlin potentiellement vulnérables. Les missiles Emad, Ghadr et Sejjil affichent des portées variant de 1700 à 2000 km avec des ogives pesant entre 750 et 850 kg, précise Defense Express.
À ce jour, l'Iran a déjà tiré plus de 771 missiles balistiques ainsi que plus de 906 drones durant des escarmouches avec des pays comme les Émirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite, et même Israël. Le ministre britannique de la Défense a rapporté que deux missiles balistiques avaient été lancés récemment en direction de Chypre, précisant que l’île n’était pas la cible. Ces opérations pourraient également avoir épuisé les capacités de lancement iraniennes.
L’Europe dispose d’un réseau de défense sophistiquée
Au-delà des menaces balistiques, l'Iran détient également un arsenal de missiles de croisière, comme les Soumar, avec une portée oscillant entre 2000 et 3000 km. Les drones Shahed, tels que le modèle Shahed-136, ont une portée de 2500 km, tandis que d'autres modèles comme le Karrar peuvent atteindre entre 1000 et 1600 km.
Toutefois, malgré ces capacités menaçantes, l'Europe bénéficie de systèmes de défense robustes. Par exemple, la base Aegis Ashore en Roumanie est équipée d'intercepteurs SM-3, et des destroyers de la classe Arleigh Burke patrouillent en Méditerranée. En outre, l'Allemagne a récemment intégré le bouclier antimissile israélien Arrow 3, opérationnel depuis décembre dernier.
Enfin, comme l'indique Defense Express, l'espace aérien européen est sous haute surveillance. Une attaque balistique devrait devoir traverser de nombreuses zones de défense antiaérienne, où des forces de coalition internationale sont prêtes à réagir. Cette protection rend la situation encore plus complexe pour l'Iran, qui doit envisager non seulement la portée de ses attaques, mais aussi la capacité d'interception des forces adverses.







