L'Iran a élargi mardi sa campagne d'attaques par missiles et drones à travers le Moyen-Orient, touchant un consulat et une base américaine dans le Golfe, malgré les frappes répétées d'Israël et des États-Unis sur son territoire.
À Téhéran, la ville est presque déserte alors que des frappes ont ciblé l'institution responsable de l'élection d'un futur guide suprême, suite à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, tué récemment. Les médias iraniens rapportent qu'il sera enterré à Machhad, une ville sainte du nord-est.
Dans la nuit de mercredi, Israël a annoncé avoir lancé une "large vague" de frappes additionnelles sur l'Iran, marquant une nouvelle escalade dans ce conflit complexe.

Cette intensification des hostilités impacte les marchés mondiaux, qui enregistrent des pertes significatives, exacerbées par l'envolée des prix du pétrole. Au même moment, les prix du gaz en Europe grimpent, avec des repercussions notables dues à l'arrêt de la production de GNL au Qatar et à la situation critique dans le détroit d'Ormuz, une voie de transit essentielle pour 20 % du pétrole et du GNL mondial.
Le président américain Donald Trump a également proposé d'envoyer la marine américaine pour escorter des pétroliers, si la situation l'exigeait, signalant une volonté d'intensifier la présence militaire dans la région.
Un général des Gardiens de la Révolution, Ebrahim Jabbari, a menacé de faire des représailles contre "tous les centres économiques" de la région, faisant allusion à la volonté de cibler des infrastructures clés.
Dans un échange avec les journalistes, Trump a démenti toute implication israélienne dans la guerre, affirmant que l'Iran aurait attaqué en premier si les négociations concernant son programme nucléaire n'avaient pas échoué.
"Je pense qu'ils (l'Iran) allaient attaquer en premier", a-t-il déclaré, détaillant les destructions en Iran résultant des bombardements israéliens.
La situation est d'autant plus inquiétante avec les déclarations de Trump sur le futur leadership en Iran ; il s'inquiète du scénario où un responsable aussi sévère que Khamenei pourrait émerger.
Alors qu'il a appelé le peuple iranien à renverser le régime instauré en 1979, l'objectif principal des États-Unis reste d'empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires, une affirmation que Téhéran conteste. Israël, de son côté, poursuit ses frappes sur des installations militaires irakiennes, affirmant avoir frappé un site nucléaire secret à Téhéran, considérant cela comme une menace existentielle.
L'Iran, dans sa riposte, a intensifié ses tirs de missiles vers Israël et ses voisins du Golfe, touchant notamment le consulat américain à Dubaï, ainsi que des installations en Arabie Saoudite et à Oman, provoquant des incendies.
À l'heure actuelle, environ 9 000 Américains ont quitté la région, en réponse à l'escalade de la violence.
La guerre s'étend également à d'autres pays, notamment l'Irak et le Liban, où les groupes armés pro-iraniens, comme le Hezbollah, intensifient leurs hostilités. Des frappes israéliennes sur des positions du Hezbollah se multiplient, avec un bilan inquiétant de victimes.
Les autorités libanaises rapportent que 52 personnes ont été tuées jusqu'à présent, et plus de 58 000 individus ont été déplacés par les combats en cours.
La situation au Moyen-Orient devient de plus en plus volatile, accentuant les tensions au niveau régional et mondial.







