Paris (France) (AFP) – Face à la guerre qui ravage le Moyen-Orient, les nations et les compagnies aériennes intensifient les efforts pour rapatrier les voyageurs bloqués. En quatre jours, 19 000 vols ont été annulés, et bien que quelques liaisons aient repris mardi, le nombre de voyages demeure très limité.
Le climat est encore précaire, le Qatar ayant récemment annoncé avoir déjoué des attaques iraniennes ciblant son aéroport, un point névralgique dans la région. Selon Cirium, les liaisons aériennes dans cette zone représentent jusqu'à 900 000 sièges par jour, potentiellement affectant près de deux millions de passagers.
Les Émirats arabes unis, avec une moyenne d'annulations atteignant 80 %, connaissent des impacts sévères. Bien que l'aéroport international de Dubaï (DXB) et celui d'Abou Dhabi aient annoncé une reprise partielle, la majorité des vols restent suspendus.
D'autres pays, comme la Jordanie, continuent d'opérer des vols en contournant l'espace aérien israélien. Les liaisons vers l'Arabie Saoudite et Oman explosent, reliant l'Europe et les autres continents à l'Asie, même si le ciel est déserté au-dessus de l'Irak, du Qatar et d'Israël.
Evacuations en masse
Plusieurs gouvernements ont lancé des opérations d'évacuation. Le président Emmanuel Macron a confirmé que deux premiers vols ramèneront des citoyens français dès mardi soir. British Airways prévoit également un vol spécial vers Londres, tandis que l'Allemagne a annoncé l'envoi d'avions vers l'Arabie Saoudite.
Dans le même temps, le tour-opérateur TUI a commencé le rapatriement de ses clients en croisière au Moyen-Orient. L'Italie, la Roumanie et l'Espagne ont déjà rapatrié plusieurs citoyens, tandis que des vols néerlandais et irlandais sont également organisés.
L'éventail des initiatives s'élargit, avec des gouvernements et des compagnies de différents pays, y compris les États-Unis et la Russie, mettant en place des vols pour leurs ressortissants.
Suspension des liaisons
En dehors de la région, de nombreuses compagnies aériennes continuent de suspendre leurs vols vers le Moyen-Orient. Air France, par exemple, a prolongé la suspension de ses services vers plusieurs destinations, et d'autres compagnies comme British Airways et Finnair suivent également cette tendance, limitant l'accès à la région.
Dans un contexte d'incertitude croissante, les autorités continuent de surveiller la situation et d'évaluer les options pour garantir la sécurité et le retour de leurs citoyens. La situation reste à suivre de près, alors que la complexité des liaisons aériennes continue d'évoluer.
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