Bill Clinton, l’ancien président des États-Unis, a récemment été confronté à une polémique entourant une photo le montrant dans un jacuzzi, publiée dans le cadre de l'affaire Jeffrey Epstein. Ce cliché a refait surface à la suite de l’audition de Clinton devant une commission parlementaire, où il a été interrogé sur ses liens avec Epstein.
Les auditions, qui se sont tenues sous serment, ont été publiées par une commission de la Chambre des représentants, dominée par les républicains. Les vidéos des témoignages de Clinton et de sa femme, Hillary, ont été diffusées, dévoilant leurs déclarations sur des relations passées avec Epstein. Selon la BBC, ces enregistrements, d'une durée de plus de quatre heures chacun, suscitent des interrogations sur la nature de leurs interactions avec le financier déchu.
En réponse à une question sur la photo, Clinton a déclaré qu'il était "presque sûr" que celle-ci avait été capturée dans un hôtel à Brunei, après un long voyage pour promouvoir le programme de lutte contre le sida de sa fondation. "Ce n’était qu’un moment fugace", a-t-il ajouté. Il a également révélé que Jeffrey Epstein et sa complice Ghislaine Maxwell l'accompagnaient lors de ce voyage, selon des sources telles que Le Monde.
Une enquête aux répercussions mondiales
La photo incriminée a été publiée en décembre dernier suite à une exigence légale de transparence imposée au ministère américain de la Justice par le Congrès. Bien que Clinton soutienne n'avoir eu aucune connaissance des activités criminelles d'Epstein, l'affaire a provoqué une onde de choc au-delà des frontières américaines. Des enquêtes ont été ouvertes concernant des personnalités de renommée internationale ayant eu des liens avec Epstein, rendant la situation encore plus délicate pour ceux mentionnés dans les documents libérés. Cette affaire a des répercussions allant jusqu’à provoquer des démissions et enquêtes pénales en Europe, comme l'a rapporté The Guardian.
Il convient de noter que la simple mention d'un nom dans le cadre de ces documents ne signifie pas nécessairement qu'une personne ait commis des actes répréhensibles, mais la stigmatisation qui en découle est difficile à ignorer. Clinton et Trump, tous deux âgés de 79 ans, affirment désormais n'avoir eu aucune connaissance des crimes d’Epstein et avoir mis fin à leurs relations avec ce dernier bien avant sa mort en prison en 2019.







