Avec plus d'un million de retraités français résidant à l'étranger, la décision de s'expatrier en retraite est de plus en plus courante. Que ce soit pour profiter du soleil, d'un meilleur pouvoir d'achat ou simplement pour le plaisir d'une nouvelle aventure, il est essentiel de bien se préparer. Frais de santé, impôts, et démarches administratives sont autant d'aspects à considérer avant de faire le grand saut.
Mes retraites seront-elles versées ?
Peu importe où vous choisissez de vous établir, vos retraites continueront d'être versées. Toutefois, pour maintenir des allocations spécifiques comme l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), il faut résider en France. Pensez également à signaler votre nouveau domicile à votre caisse de retraite avant votre départ.
- Informez votre caisse de retraite de votre adresse à l'étranger et de vos nouvelles coordonnées bancaires si nécessaire.
Il est crucial de gérer ces détails, car un changement de domicile fiscal peut vous permettre d'échapper à certaines retenues sociales, tout en impliquant que vous devrez souscrire à une complémentaire santé.
Une formalité annuelle essentielle consiste à renvoyer un "certificat de vie" à votre caisse de retraite, à faire valider par une autorité dans votre pays de résidence.
Vivre à l'étranger : démarches à effectuer
Si vous résidez déjà en dehors de la France, vos démarches administratives varient selon votre pays de résidence. Pour les États membres de l'UE ou ceux ayant une convention de sécurité sociale avec la France, adressez-vous au régime local pour obtenir votre retraite. Pour les autres pays, contactez la Carsat dont vous dépendiez en France lors de votre départ.
Remboursement des soins de santé à l'étranger
Les modalités de remboursement des soins peuvent différer selon votre nouveau pays de résidence :
- Dans l'UE ou pays associés : Vous continuez à bénéficier des mêmes droits en matière de soins. Pensez à demander le formulaire E121/S1 pour vous inscrire auprès du régime local.
- Dans d'autres pays : Vous êtes couvert pour les soins reçus en France, mais attendez-vous à devoir clarifier votre statut avec votre caisse pour obtenir des remboursements à l'étranger.
Si vous choisissez un pays sans convention, il est recommandé de souscrire une assurance complémentaire pour couvrir vos frais de santé.
Enfin, pensez à demander la carte européenne d'assurance maladie avant tout séjour temporaire dans l'UE, afin de bénéficier des soins sur place sans frais supplémentaires.
Il est également important de vous inscrire sur le registre des Français établis hors de France, facilitant l'accès aux services administratifs et vous tenant informé des conditions sécuritaires de votre nouveau lieu de résidence.
Source : Philippe Bainville, spécialiste retraite à la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav).







