Emmanuel Macron a enregistré une hausse de six points de sa cote de confiance, atteignant ainsi 25 %, selon le baromètre Elabe pour Les Échos publié le 5 mars. Cette augmentation survient après le début de l'offensive israélo-américaine en Iran et le discours du Président sur la dissuasion nucléaire, qui a su rassurer une partie de la population en ces temps incertains.
Dans ce climat de crise, un quart des Français se disent confiants en la capacité de Macron à gérer les défis nationaux, représentant une montée de neuf points en seulement deux mois, comme l'indique l'institut de sondage. Cette dynamique rappelle une situation similaire survenue l'année précédente, lorsque Macron avait vu sa popularité augmenter après les décisions de l'administration Trump sur les droits de douane, qui avaient affecté l'Europe.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu profite également de ce contexte international complexe, enregistrant une hausse de quatre points, atteignant 25 % de confiance, ce qui l'aligne sur le président.
Recul de Bardella et de Mélenchon, trois points en plus pour Faure
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, subit un recul d'un point au cours du dernier mois, mais reste en tête avec 37 %. Marine Le Pen, à 33 %, ainsi que Gabriel Attal, chef des députés macronistes, qui conserve également 32 %, montrent une stabilité notable face à leurs poursuivants. Édouard Philippe, ancien Premier ministre, gagne un point à 33 % tandis que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, enregistrent une montée de trois points à 31 %, tout comme Bruno Retailleau, le chef des Républicains, qui a récemment annoncé sa candidature à la présidentielle avec 29 %.
Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, perd la confiance d'une partie de l'électorat, notamment par un déclin de douze points chez les électeurs de gauche, chutant à 12 %, son niveau le plus bas. Les polémiques entourant son discours achèvent de ternir son image, comme le rapportent plusieurs médias dont BFMTV.
Olivier Faure, le chef du PS, enregistre une légère progression de trois points pour atteindre 17 % dans les sondages, illustrant un retour modeste après une période difficile.
Cette enquête a été réalisée en ligne les 3 et 4 mars auprès d'un échantillon de 1.001 personnes inscrites sur les listes électorales, avec une marge d'erreur oscillant entre 1,4 et 3,1 points.







