À seulement neuf jours du premier tour des élections municipales, l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a exprimé son soutien à Emmanuel Grégoire, le candidat qui représente la gauche unie à Paris. Cette annonce fait suite à celle de Jean-Pierre Raffarin qui a récemment soutenu Rachida Dati, provoquant ainsi des remous au sein du paysage politique parisien.
Dans un communiqué, Jospin, qui a dirigé le gouvernement de 1997 à 2002, a souligné l'importance de la liste dirigée par Grégoire, affirmant qu'elle incarne un véritable espoir pour que la capitale fasse face aux défis du XXIe siècle, tels que la protection de l'environnement et la cohésion sociale. Il a déclaré : « La liste de la gauche unie et des écologistes représente un espoir pour que notre capitale soit exemplaire sur les enjeux majeurs du XXIe siècle ».
Parmi les propositions qui ont retenu son attention, Jospin a mis en avant des initiatives audacieuses en matière d'urbanisme, une politique du logement à destination des classes populaires et des classes moyennes, ainsi qu'une véritable politique culturelle axée sur la création scientifique. Il a également insisté sur la nécessité d’une réponse forte face aux « idéologies totalitaires » qui menacent les valeurs démocratiques.
« Un homme compétent et honnête »
Jospin a nettement qualifié Grégoire d'« homme compétent et honnête », prêt à rassembler les citoyens parisiens. « Il sera un maire chaleureux, attentif à chacune et à chacun », a-t-il précisé, exprimant ainsi sa confiance en la capacité de Grégoire à diriger la ville avec efficacité.
En parallèle, Raffarin a suscité des débats en apportant son soutien à Rachida Dati, candidate des Républicains, au détriment de Pierre-Yves Bournazel de son propre parti Horizons. Cette position inattendue a perturbé les équilibres au sein de la droite.
Les sondages récents indiquent Emmanuel Grégoire en tête des intentions de vote avec des estimations allant de 32 à 35 %, dépassant Rachida Dati, qui oscille entre 26 à 30 %. Pierre-Yves Bournazel se maintient autour de 12 %, tandis que la candidate de La France insoumise, Sophia Chikirou, pourrait obtenir environ 10 %.
La coalition de gauche à Paris, qui comprend le Parti socialiste, les écologistes, le Parti communiste et Place Publique, est qualifiée d'« historique ». Dans sa déclaration, Jospin a fait valoir cette union comme une alternative nécessaire face à la montée d'une droite et d'une extrême droite jugées rétrogrades. Il a mis en lumière l'importance de valeurs universelles telles que la laïcité et la lutte contre les discriminations, tout en appelant à une plus grande transparence démocratique.







